Adélaïde de Bavière

Adélaïde de Bavière, drame en quatre actes, en prose, à spectacle, de Loaisel-Tréogate, musique de Darando [Darondeau], 13 messidor an 9 [2 juillet 1801].

Théâtre de l'Ambigu-Comique.

Le compte rendu de la pièce dans le Courrier des spectacles la présence comme une « pantomime dialoguée ».

Sur la page de titre de la brochure, à Paris, se vend au théâtre, an 9 – 1801 :

Adélaïde de Bavière, drame en quatre actes, en prose, à spectacle. Représenté, pour la première fois, sur le théâtre de l'Ambigu-Comique, le 13 messidor an IX. Par J.-M. Loaisel Tréogate.

La liste des personnages :

PERSONNAGES.

ACTEURS.

FRÉDÉRIC, duc de Bavière,

Tautin.

LE COMTE ADOLPHE, favori du duc,

Vicherat.

ADÉLAIDE, duchesse de Bavière,

M.elle Lévesque.

HILDEGARDE, sœur du duc,

M.elle Bourgeois.

EDMONT, écuyer et confident de Frédéric,

Revalard.

OLIVIER, piqueur du duc,

Raffile.

LE CAPITAINE DES GARDES

Martin.

UN PAYSAN.

TROUPE DE VILLAGEOIS;

FEMMES D'ADELAÏDE.

SOLDATS.

PEUPLE.

La scène est dans le palais du duc de Bavière.

Nota. Costumes du quinzième siècle.

Courrier des spectacles, n° 1586 du 24 messidor an 9 [3 juillet 1801], p. 2 :

[La pièce a réussi, les auteurs, paroles et musique, sont nommés, mais le critique pense qu'elle est mauvaise : pas d'intérêt, « rien de neuf », « style assez négligé », et une trop grande parenté avec une autre pièce. Le résumé de l'intrigue qui suit est d'abord fort précis, mais il devient peu à, peu allusif (il faut se référer à une autre pièce pour le comprendre, et il finit même de façon très cavalière : le dénouement est dévoilé sans précaution, et complété par un « le tout finit par des ballets » qu'on peut juger ironique, un moyen de se moquer un peu de la pièce (ou du genre auquel elle appartient, la « pantomime dialoguée ».

Le musicien Darando est en fait Henri-Benoît-François Darondeau (1779-1865), compositeur habituel du Théâtre de l'Ambigu-Comique.

Adélaïde du Guesclin est une tragédie de Voltaire créée par la Comédie Française le 18 janvier 1734. Elle a eu à la Comédie Française 198 représentations, de 1734 à 1846 (d'après la base Lagrange). Vendôme et Coucy sont des personnages de cette tragédie nationale (peut-être la première du théâtre français.]

Théâtre de l'Ambigu-Comique.

Adélaïde de Bavière ; pantomime dialoguée donnée hier pour la première fois, a réussi. On a demandé l’auteur : on a nommé le cit. Loaisel-Théogate pour les paroles et le cit. Darando pour la musique.

Malgré le succès de cette pièce nous devons dire qu’elle n’offre rien de bien intéressant, rien de neuf, et que le style même est assez négligé. L’auteur a souvent fait mieux. Il s’est trop rappellé le cinquième acte d'Adélaïde du Guesclin en composant Adélaïde de Bavière ; la situation de Frédéric est trop calquée sur celle de Vendôme.

Frédéric, duc de Bavière, est vainqueur des Saxons, et l’on prépare une fête pour le recevoir. Le comte Adolphe, comblé de ses bienfaits, veut lui enlever le cœur de son épouse. Piqué des refus d’Adelaïde et excité par son confident Rambo, il accuse la duchesse de brûler pour lui d’un feu illégitime ; il produit de fausses preuves ; le Duc prononce l’arrêt de son épouse. Edmond, nouveau Couci, est chargé du supplice. Au lieu de trois coups de canon le son d’une cloche doit annoncer la mort d’Adélaïde. Frédéric, trompé par ce signal croit sa vengeance consommée. Edmond pendant un acte et demi donne carrière à son imagination pour peindre les circonstances qui ont accompagné la mort prétendue de la Duchesse. Adolphe, qui n’en doute pas, découvre son crime, et prouve par-là l’innocence de sa victime. Le Duc est au désespoir, il veut se démettre de l’autorité, lorsque son épouse reparoît à ses yeux. Et le tout finit par des ballets.

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