Les Volontaires en route, ou l'Enlèvement des cloches

Les Volontaires en route, ou l'Enlèvement des cloches, comédie en 1 acte, mêlée de vaudevilles. Par le c. Raffard, 3 Pluviôse an 2 [22 janvier 1795].

Théâtre du Vaudeville

Titre :

Volontaires en route (les), ou l’Enlèvement des cloches

Genre

comédie

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

prose avec des couplets en vers

Musique :

vaudevilles

Date de création :

2 pluviôse an 2 (22 janvier 1795)

Théâtre :

Théâtre du Vaudeville

Auteur(s) des paroles :

J. S. Raffard

Almanach des Muses 1795.

Sur la page de titre de la brochure, à Paris, chez le Libraire, au Théâtre du Vaudeville, an deuxième :

Les Volontaires en route, ou l’Enlèvement des cloches, comédie en un acte, mêlée de vaudevilles ; Par J. S. Raffard. Représentée, pour la première fois, le 3 Pluviose deuxième année de la République Française, une et indivisible.

Eugène Jauffret, Le Théâtre révolutionnaire (1788-1799), p. 295-296 :

[Jauffret, qui est très critique envers la Révolution, est en train d’évoquer les pièces révolutionnaires hostiles à, la religion.]

Le même esprit règne dans une pièce de Raffard, les Volontaires en route ou l'Enlèvement des cloches, comédie en un acte, représentée le 30 pluviôse an II (22 janvier 1794).

Théodore et son ami Sans-culotte, avec trois autres volontaires, tombent à l'improviste chez Dorothée, sa grand mère, vieille dévote, mais au fond bonne femme, qui s'effarouche de leur langage révolutionnaire. Catherine, sa filleule et nièce du curé, s'est laissé ravir son cœur par un jeune gars nommé Dupuis. L'oncle s'oppose au mariage, parce qu'il aurait des comptes à rendre.

Cependant Saint-Bon, le sonneur, gémit et pleure. On lui a dit que les volontaires étaient venus pour enlever les cloches. L'une d'elles a pour nom Catherine, d'où résulte un assez plaisant quiproquo.

« Que mille verres d'eau m'étranglent ! s'écrie Sans-culotte, si je savais qu'on baptisât les cloches. La belle imagination !

Je soutiens qu’un calotin,
D'après un tel principe,
En lui graissant bien la main,
Aurait baptisé soudain
Ma pipe, ma pipe, ma pipe.

Catherine s'est réfugiée chez Dorothée, que le curé furieux traite de vieille dévote. Dorothée riposte. Voilà la guerre allumée. « Mes enfants, dit-elle aux deux amoureux, puisqu'il en est ainsi, mariez-vous.

– Le citoyen maire vous servira de prêtre, ajoute Sans-culotte.

Sous les auspices du grand être,
Pourquoi ne pourrait-on sans prêtre
                Se marier ?
Malgré que le bigot me raille,
On gagne bien une bataille
                Sans aumônier.

D’après la base César, la pièce de Raffard a été représentée 25 fois au Théâtre du Vaudeville, du 22 janvier au 21 septembre 1794.

 

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