Angela, ou l’Atelier de Jean Cousin

Angela, ou l’Atelier de Jean Cousin, opéra-comique en un acte, musique de Madame Gail et de M. Boyeldieu, 13 juin 1814.

Théâtre de l’Opéra-Comique.

Le livret, d’auteur anonyme d’après les critiques, est de G. Montcloux d'Épinay.

Titre :

Angela, ou l’Atelier de Jean Cousin

Genre

opéra comique

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

en prose, avec des couplets en vers

Musique :

oui

Date de création :

13 juin 1814

Théâtre :

Théâtre de l’Opéra Comique

Auteur(s) des paroles :

G. Montcloux d’Epinay

Compositeur(s) :

Sophie Gail et François-Adrien Boieldieu

Mercure de France, tome cinquante-neuvième (1814), n° DCLVIII (mai 1814), p. 333-334 :

[Après le résumé de l’intrigue (où les réserves du critique apparaissent très clairement dans une note), le verdict est sans appel  « ni action ni situations », «  la musique est loin de répondre à ce qu'on pouvait espérer des deux auteurs », à l’exception de l’ouverture et d’un duo entre Angela et Jean Cousin. Une bonne actrice, qui mériterait de jouer « une meilleure piece ». Et on finit par la mise en cause de la claque, applaudissant à tout rompre dans une salle poliment silencieuse : le critique pense que ce n’est pas rendre service à la pièce, ni au théâtre.]

Première représentation d'Angela ou l'Atelier de Jean Cousin, opéra en un acte et en prose, musique de Mme. Gail et de M. Boyeldieu.

Jean Cousin, sculpteur célèbre, est le protecteur et le bienfaiteur d'une jeune et belle orpheline sans fortune, nommée Angela. La pupille est aimée de l'amiral Bonnivet, de Clément Marot, et d'Anselme, jeune élève de Jean Cousin ; mais au lieu de répondre à leur amour, toutes ses affections sont concentrées sur son maître qui, semblable à l'Ariste de la pièce de Fagan, ne s'en doute nullement. Angela cultive le dessin à l'insu de son protecteur(1), dont elle fait le portrait ; son ouvrage obtient le prix au concours, décerné par François Ier. : on conçoit la surprise et l'admiration du sculpteur lorsqu'il apprend cette nouvelle, et l'on devine le dénouement.

Il n'y a ni action ni situations dans cette pièce, et ; cependant on y distingue l'ouverture et un duo expressif entre Angela et Jean Cousin. Mademoiselle Regnault a développé le talent d'une véritable actrice dans le rôle de la pupille ; mais ce talent demanderait une meilleure piece. Les claqueurs d'office se sont acquittés à merveille de leurs fonctions ; tandis que le plus profond silence régnait dans les loges et dans une partie du parterre, celle qui leur était réservée retentissait des applaudissemens les plus bruyans : de tels moyens peuvent procurer à un ouvrage quelques représentations, mais il ne le font jamais vivre, et il serait bien temps de faire cesser un abus si funeste aux progrès de l'art et au véritable talent.

Mme. Gail et M. Boyeldieu ont été nommés ; l'auteur des paroles a prudemment gardé l'anonyme.

L’Esprit des journaux français et étrangers, tome VI, juin 1814, p. 279-288 :

[Quand Charles Nodier rend compte d’une pièce, il part de loin, et commence par un exposé argumenté sur la comédie, de Térence à nos jours (ou aux siens). Il distingue comédie de caractère ((la haute comédie) et comédie d’intrigue, avec la difficulté de savoir où placer l'œuvre de Térence, qui « tient de l'une et de l'autre », ce qui la rapproche de « celle de Marivaux et de ses faibles émules », avec la différence que Térence vivait dans une société forte, quand Marivaux et ses successeurs vivaient dans « une société énervée ». Ces deux catégories ont fait naître de nombreuses variantes, dont la société de portrait, qui peint un individu quand une comédie de caractère montre un être idéalisé constitué à partir de beaucoup d’individus. Inutile de dire que la comédie de portait est bien plus facile à faire. Nodier pense qu’elle a d’abord peint des rois, ce qui lui semble peu convenable, parce qu’il est difficile de peindre dignement ces hauts personnages (il prend évidemment l’exemple d’Henri IV, qui occupe largement la scène à ce moment). C’est l’occasion pour Nodier à la fois de professer ses opinions royalistes et de faire acte d’allégeance au monarque récemment revenu sur le trône. Des rois, on est passé aux poètes (Nodier ne s'attarde pas), puis aux artistes, des plus grands à des peintres jugés plus secondaires, comme Cousin (et on arrive finalement à la pièce du jour !). Manifestement, la pièce ne l’enthousiasme pas, puisqu’il se contente de dire qu’elle n’est pas « la plus mauvaise pièce de ce genre ». On y voit pour la première fois Jean Cousin sur scène, mais il est accompagné de gens qui ne peuvent y figurer qu’au prix d’un « petit anachronisme », et qui, pour Bonnivet et Marot, n’y ont qu’un rôle sans intérêt. L’intrigue estd ‘ailleurs sans originalité ni logique. Nodier prend soin de relever toutes les insuffisances d’une pièce reprenant des procédés usés, comme l’échange des lettres remises aux deux poètes pour les décourager. Il est surtout choqué du rôle très inconvenant du jeune peintre qui sert d’intermédiaire (cela ne se fait en effet pas...). Lors de la représentation, la scène « offrait, au lever du rideau, un coup-d'œil très-séduisant » par l'utilisation habile de reproductions d'œuvres de Jean Cousin. Les interprètes, par contre, ont été à la hauteur de l'œuvre, qui n’est pas bien haute : poème insuffisant, musique « extrêmement légère, et pleine de réminiscences », auquel Nodier reconnaît pourtant « un chant doux et facile, de la mélodie et de la couleur ». Les compositeurs ont été cités, mais le parolier a gardé un prudent anonymat. Si la pièce a réussi, elle le doit apparemment à l’amitié de certains spectateurs. Mais inutile, selon Nodier, de dire du mal de la pièce : sons uccès sera fugitif.]

THÉATRE DE L'OPÉRA-COMIQUE.

Angela ; ou l’Atelier de Jean Cousin.

La comédie de caractère est la première de toutes dans l'ordre du genre ; on l'appelle même ordinairement la haute comédie. Après celle-là, vient la comédie d'intrigue ou d'imbroglio, qui se multiplie beaucoup parce que la matière en est inépuisable ; on ne saurait trop dans laquelle de ces catégories placer la comédie de Térence ; elle tient de l'une et de l'autre ; c'est une comédie d'observation, une comédie de mœurs qui, sans peindre des caractères exclusifs, des mœurs spéciales, exprime cependant le caractère de tous les personnages qu'elle emploie avec une extrême vérité, et qui rapporte presque tout à cette partie de l'art que les rhéteurs appellent, je crois, l'éthopée. La comédie de Térence a beaucoup de rapport sous ce point de vue avec la comédie du dernier âge de notre littérature, avec celle de Marivaux et de ses faibles émules qui essayaient aussi de peindre la société de leur temps, mais qui étaient placés bien moins heureusement que Térence, et qui en sont restés si loin qu’on ne peut les nommer après lui que par une espèce d'ironie. Térence vivait au milieu d'une société forte, qui avait un caractère et des mœurs ; les auteurs dont je parle, vivaient au milieu d'une société énervée, dont toutes les institutions allaient périr, à défaut de mœurs et de caractère. Ce n'était pas un poëte qui manquait à la société, c'était la société qui manquait au poëte et quand elle en est venue à ce point, il ne faut pas s'étonner que les poëtes ne se trouvent plus.

Après ces deux comédies, il en est arrivé une foule d'autres qui ont eu, chacune à leur tour, le mérite de la nouveauté. Presque toutes sont des variétés qui sortent de ces grandes espèces, et qui s'en rapprochent par quelque point ; car la comédie de portrait n'est elle-même que la peinture d'un caractère individuel. Ce qui distingue dans la comédie la peinture d'un; caractère, c'est la faculté du choix des différentes circonstances qui le constituent. Il n’y a point de caractère absolu dans la société, comme il n'y a point de tempérament absolu dans la nature ; mais une grande quantité de traits choisis sur une grande quantité d'individus composent ce caractère idéalisé que rappelle à chacun un caractère de sa connaissance. M. de Brancas ne ressemblait pas en tout à Ménalque : M. Montausier ne ressemblait pas en tout à Alceste : mais on les retrouvait dans ces. peintures énergiques d'un misantrope ou d'un distrait, parce qu'il y avait une foule de circonstances communes, de points analogues entre leur caractère et le type universel dont les auteurs avaient fait usage. La comédie de portrait est bien plus facile ; elle n'a point d'idéal, ou elle n'a que celui de l'histoire : elle s'empare d'un homme ; elle le peint comme il est, ou comme il lui paraît être ; elle lui fait dire ce qu'il a dit ou ce qu'on suppose qu'il a dit. C'est une gazette dialoguée, un article de biographie en action, et il ne faut pas plus s'y fier pour la vérité des mœurs et la ressemblance des portraits qu'aux biographies et aux gazettes.

Je crois que la comédie de portrait a commencé par les rois, chose que je m'obstine à trouver inconvenante, parce que je ne -pense pas que les idées les plus solemnelle des nations gagnent à être popularisées à l'excès, surtout quand cette faculté s'étend jusqu'aux trétaux. Il faut l'autorité d'un grand talent pour faire parler les grands personnages ; il me semble qu'il faudrait une certaine dignité pour les représenter. Quand un chevalier romain, comme Labérius, descendait sur la scène pour y prendre l'habit impérial et le bâton des augures, c'était une chose bien vue, fût-elle de l'invention de Néron ; mais dans nos théâtres mesquins où le même acteur est l'interprète passif de tous les rôles, il est très-fâcheux de voir Henri IV quitter le manteau des rois pour le frac ou pour la livrée. Henri IV lui-même est encore trop près de nous pour être soumis sans inconvénient à cette exposition indécente surtout dans les théâtres du dernier ordre. Je conclus qu'il est très-bon de parler de nos rois sur la scène, mais qu'il n'est pas respectueux de les y montrer sans cesse. Respecter nos rois, c'est respecter la nation qui est grande par eux comme ils sont grands par elle. La Providence nous a donné un roi ami du peuple, et qui aime à se montrer à son peuple, parce qu'éprouvé par d'affreux revers comme lui, il sait que les grands plaisirs sont la juste compensation des grandes douleurs. Regardez le roi, français, et n'exigez plus qu'on prostitue tout les jours devant vous la noble image de ses aïeux. Cette jouissance était bonne, quand tous les cœurs demandaient le roi et ne le possédaient pas encore; mais il est là au milieu de vos fêtes ; vous pouvez le voir tous, et le voir tous les jours ; vous pouvez l'aimer en lui-même, et sans recourir à des allusions qui manquent souvent de dignité. Le plus imparfait des simulacres est bon pour un peuple orphelin : qu'ajouterait-il au bonheur d'un peuple qui a retrouvé son père ?

Ce genre d'imitation est beaucoup moins dangereux dans toutes les autres applications qu'on en a faites. Un auteur des petits théâtres qui fait tenir à Voltaire un langage indigne de lui, n'est que maladroit, celui qui avilit un héros est profane.

Après avoir peint les poëtes, on a peint les artistes. Ces peintures composeraient même une galerie assez raisonnable, mais qui ne serait pas partout du meilleur choix. On a peint Téniers, on a peint Rembrand, on a peint Rubens, on a même osé peindre Michel-Ange. Une Muse aimable a peint Greuze, et je lui en rends graces au nom du peintre des scènes sentimentales et naïves. Dirai-je qu'on a peint Lantara, qu'une verve originale et capricieuse rendait tout au plus digne de cet honneur ? Enfin, on a peint Jean Cousin, et plût à Dieu que ce fût par lui qu'on eût achevé de peindre les peintres !

Je ne veux pas dire par là qu’Angela soit la plus mauvaise pièce de ce genre où le dernier degré du mauvais est très-difficile à déterminer ; mais je ne crois pas qu'elle le relève assez pour le rendre national et classique. Les portraits ne manquent pas dans l’Atelier de Jean Cousin ; car, indépendamment de Jean Cousin, qui n'avait jamais paru .sur la scène, on y voit Diane de Poitiers, Bonnivet et Clément Marot qui ne pouvaient s'y trouver avec lui sans un petit anachronisme, dont il résulte beaucoup moins de beautés que de celui qu'on reproche à Virgile. Je crois même qu'il -vaudrait presqu'autant qu'ils n'y fussent pas, surtout les deux derniers qui n'y viennent que pour dire, écrire et faire des sottises. Le sujet de la pièce n'est pas très-neuf ; il a paru- sous dix ou douze formes depuis la Pupille [comédie de Sagan, représentée au Théâtre Français en 1734] , sans devenir plus vraisemblable. Angela est une jeune fille que Jean Cousin a ramenée d'Italie, on ne sait pourquoi puisque ce n'est pas pour lui apprendre le dessin qu'elle a le bon esprit d'apprendre sans lui. On conçoit assez difficilement que cela se passe dans l'atelier de Jean Cousin, sans que Jean Cousin s'en .apperçoive, et- qu'Angela, qui aime beaucoup l'art et surtout l'artiste, soit parvenue à dissimuler si long-temps son double secret. Il est vrai que son maître fait très-peu d'attention aux femmes, qu'il ne voit en elle que des modèles, et qu'il ne reçoit que par complaisance la main d'une épouse que Diane de Poitiers lui a complaisamment choisie. Heureusement, la veille du mariage est le jour de la distribution des prix de dessin ; Angela se fait connaître à ce concours, le premier de ceux qu'a fondés le roi, par un dessin qui représente l'atelier du peintre, et qui obtient tous les suffrages. Jean Cousin passe de l'admiration de l'ouvrage à l'amour de l'auteur, et il épouse sa pupille sans trop. se soucier de la protégée de Diane. Le public ne s'en soucie guère non plus.

On ne voit pas encore ce que Bonnivet et Clément Marot font dans tout cela, mais c'est qu'on oublie qu'Angela est une de ces créatures divines qu'il faut nécessairement aimer. Aussi tout le monde l'aime, excepté Jean Cousin qui finit par l'épouser : c'est dans l'ordre. Le plus intéressant de tous les prétendans, c'est un élève de Jean Cousin dont Félibien n'a pas conservé le nom. Il s'appelle Anselme, et c'est de lui que se servent le poëte et le courtisan pour faire tenir leurs lettres à la belle Angela. Angela, qui a acquis le tact de la société comme le talent de la peinture, sans maître et sans leçons, s'apperçoit, du premier coup-d'œil, que la lettre de Bonnivet renferme des flatteries au lieu d'amour, et celle de Marot. de l'esprit au lieu de sentiment ; ce n'est pas trop le défaut de Marot que de sacrifier le sentiment à l'esprit ; mais on sait que Marot n'est là que par hasard et qu'on aurait pu y mettre aussi bien la Hueterie ou Sagon. Elle répond à l'un et à l'autre en rendant à Bonnivet la lettre de Marot, et à Marot la lettre de Bonnivet. Le comique de la situation est dans l'échange de leurs billets doux. Ce petit jeu de théâtre est beaucoup plus plaisant dans Joconde.

Ce que l'ouvrage a de plus répréhensible sous le rapport des bienséances,. c'est ce rôle d'un jeune peintre que deux hommes de bonne compagnie osent charger à l'envi d'une entremise honteuse. Il faut honorer les arts, surtout dans l'atelier de Jean Cousin. Je ne sais pas trop d'ailleurs jusqu'à quel point Bonnivet, qui était fat et homme à bonnes-fortunes, aurait pu pousser, en pareil cas, l'oubli des convenances ; mais je me plais à croire que Marot, tout gentilhomme .et tout courtisan qu'il était, les aurait mieux respectées. Au moment où tout le monde reprend sa place, il faut prendre garde de confondre les gens d'esprit bien élevés avec les grands seigneurs qui ne sont que des grands seigneurs.

Le Théâtre offrait, au lever du rideau, un coup-d'œil très-séduisant qui aurait pu l'être d'avantage, si la représentation avait été plus stricte, celui d'un atelier où les modèles sont posés. Les côtés et le fond étaient ornés de divers ouvrages de Jean Cousin, exécutés avec goût et même avec style. Huet s'est acquitté froidement du rôle du peintre, mais il a le poëme pour excuse. Ut poesis, pictura. Mademoiselle Regnault a joué celui d'Angela comme elle l'a chanté, avec expression, avec sensibilité, avec un talent qui ferait valoir des choses plus faibles, s'il y en a, La musique est extrêmement légère, et pleine de réminiscences, mais elle a un mérite plus rare que la science elle-même, un chant doux et facile, de la mélodie et de la couleur. Le dernier duo est plein de chaleur et de sentiment. Ce petit ouvrage ne peut rien ajouter à la réputation de Mad. Gail et de M. Boïeldieu, mais je ne pense pas qu'il lui fasse tort. L'auteur des paroles a cru devoir garder l'anonyme, et cette réticence est plus flatteuse pour sa modestie que la publicité la plus éclatante ne le serait pour son talent. Bonne ou mauvaise, sa pièce avait eu du succès, et nous vivons dans un temps où l'on se fait nommer, et où l'on se fait voir à moins.

L'Atelier de Jean Cousin était très-peu fréquenté ; mais on a pu croire aux applaudissemens zélés de quelques parties des loges et du parterre, qu'il avait le privilège d'être peuplé d'amis comme la petite maison de Socrate. On l'avait placé entre la chaumière de Rose et Colas et le chantier du Tonnelier, qui attirent fort peu de monde ; si ces vieilles et charmantes pièces étaient jouées avec le soin qu'elles méritent, elles pourraient bien nuire aux nouvelles ; mais elles n'ont pas sur les nouvelles cet avantage qu'elles compensent par beaucoup d'autres. Je suis trop juste cependant pour dire cela de toutes les pièces nouvelles, et je suis, même trop poli pour le dire,d'Angela, dont le succès sera probablement si fugitif, qu'il y aurait de la cruauté à le flétrir dans sa fleur.               Ch. Nodier.

Magasin encyclopédique, ou journal des sciences, des lettres et des arts, 19e année, 1814, tome III, p. 392-393 :

[Une œuvre qui n’a guère ému le critique : « sujet assez froid », juste un duo à retenir, « de main de maître, et d'une grande expression ». Et c’est tout (de la musique, on ne connaîtra que le nom des auteurs.]

THÉATRE DE L'OPÉRA COMIQUE.

Angela, ou l'Atelier de Jean Cousin, opéra comique en un acte représenté le 16 juin.

Une jeune élève de Jean Cousin aime son maître, mais elle est réduite au silence par la timidité naturelle à son sexe. Elle est recherchée par Clément Marot, et par l'Amiral Bonnivet, mais elle dédaigne leurs offres. Jean Cousin ignore qu'il est aimé : Angela, pour se rendre digne de lui, a concouru au grand prix de dessin ; elle l'obtient, et le maître apprend en même temps à connoître le cœur et le talent de son élève.

Ce sujet assez froid n'a été réchauffé que par un duo. L'auteur des paroles a garde l'anonyme. La musique est de Madame Gail et de M. Boyeldieu.

Nicole Wild et David Charlton, Théâtre de l'Opéra-Comique Paris : répertoire 1762-1972, p. 139, donnent le nom des auteurs, y compris de l’auteur des paroles,e t dit que la pièce a eu 6 représentations à compter du 13 juin 1814.

(1) Supposition tout-à-fait invraisemblable. L’exaltation des sentimens d’Angela pour son maître aussi me paraît contraire à la décence.

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