Les Amans malheureux, ou le Comte de Comminges

Les Amans malheureux, ou le Comte de Comminges, drame en 3 actes et en vers, de Baculard d’Arnaud, 14 mai 1790.

Théâtre de la Nation..

Titre :

Amans malheureux (les) ou le Comte de Comminges

Genre

drame

Nombre d'actes :

3

Vers / prose ?

en vers

Musique :

non

Date de création :

14 mai 1790

Théâtre :

Théâtre de la Nation

Auteur(s) des paroles :

M. Baculard d’Arnaud

Sur la page de titre de la brochure, nouvelle édition, à Amsterdam, et se trouve à paris, chez L’Esclapart, 1765 :

Les Amans malheureux, ou le Comte de Comminge, drame, par M. D’Arnaud, Conseiller d’Ambassade de la Cour de Saxe, De l’Académie Royale des Sciences & Belles-Lettres de Prusse, &c.

. . . . Et qui pungit cor
Profert sensum.
Ecclesisatic. chap xxij. v. 24.

Cette nouvelle édition est justifiée par l’épuisement rapide de la première édition. Elle apporte, outre le discours préliminaire de l’édition originale, un second discours préliminaire qui contient des observations sur l’art dramatique, une imitation en vers d’une scène de Richard III de Shakespeare (acte V, scène 5), un précis de l’histoire de la Trappe et une nouvelle version de la dernière scène (la très longue scène 6 de l’acte III).

L’Esprit des journaux français et étrangers, 1790, tome VII (juillet 1790), p. 373-374 :

[La pièce de Baculard d’Arnaud est inspirée d’un roman de madame de Tencin, les Mémoires du Comte de Comminges. Ce qui dispense le critique d’en raconter l’intrigue. Le compte rendu est largement positif : bon découpage des scènes, costumes (de moines) très réaliste, il suffirait de supprimer « quelques tirades inutiles »...

THÉATRE DE LA NATION.

Le comte de Comminge, drame, par M. d'Arnaud, donné le vendredi 14 mai, pour la premiere fois, a eu le plus grand succès. Tout le monde connoît cet ouvrage, dont la lecture a fait verser bien des larmes. La piece est fort bien coupée, & en général le costume est parfaitement exact : tout concourt à imprimer une terreur religieuse. L'effet de cette représentation a été déchirant : nous invitons M. d'Arnaud à retrancher quelques tirades inutiles qui rallentissent la marche, pour rendre son succès plus assuré.

La piece a été parfaitement jouée. M. Naudet a donné au rôle de l'abbé le véritable ton qui lui convenoit ; la pantomime de Mlle. Desgarcins a été très-juste & très-théâtrale, & M. Sainfal a mis dans son jeu beaucoup de pathétique & de noblesse. On a distingué sur-tout la scene où Comminge essaye, pour ainsi dire, sa fosse en y descendant, & les aproches [sic] de la mort d'Adélaide.

D’après la base César, la pièce est de Baculard d’Arnaud et n’est pas vraiment une nouveauté : elle a été imprimée en 1764, jouée à Potsdam en 1765, à une date incertaine, et à Toulouse en 1789 (les 24 et 26 décembre). Sa création parisienne sur le Théâtre de la Nation a eu lieu le 14 mai 1790. Elle y a été jouée 28 fois jusqu’au 18 août 1793, avec une longue interruption du 27 décembre 1790 au 3 décembre 1792 (20 fois en 1790, 2 fois en 1792, 6 fois en 1793). Dans le même temps elle a été jouée 23 fois au Théâtre de l’Ambigu-Comique, du 1er juillet 1790 au 23 février 1791 (21 fois en 1790, 2 fois en 1791).

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