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Bayard à Mézières

Bayard à Mézières, opéra en un acte, paroles de Dupaty et de Chazet, musique de Chérubini, Catel, Boyeldieu et Nicolo ; 12 février 1814.

Théâtre de l'Opéra-Comique.

Titre :

Bayard à Mézières

Genre

opéra comique

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

en prose, avec des couplets en vers

Musique :

oui

Date de création :

12 février 1814

Théâtre :

Théâtre de l’Opéra Comique

Auteur(s) des paroles :

Dupaty et Chazet

Compositeur(s) :

Chérubino, Catel, Boyeldieu et Nicolo

Almanach des Muses 1815.

[Le résumé de l’intrigue ne ressemble pas trop à celui qu’a publié le Magasin encyclopédique... Le second paragraphe pose des problèmes intéressants : « ouvrage de circonstance » ? Le guerrier qui a souvent connu la peur et mérite bien des reproches, c’est Napoléon ?]

Bayard s'est jeté dans Mézières pour le défendre. Parmi les braves qui sont sous ses ordres se trouvent Anne de Montmorency et le sire d'Annebault qui se disputent la main de madame de Sancerre. Bayard, au milieu de ses soins, de ses travaux guerriers, ne dédaigne pas de prendre part aux prétentions des deux amans. Un assaut se livre, les Français sont vainqueurs. Bayard, en parlant à madame de Sancesse du succès de ses frères d'armes, annonce la mort de Montmorency et du sire d'Annebault. A l'impression que produit cette nouvelle sur celle qui la reçoit, on juge que Montmorency est l'amant préféré.

Ouvrage de circonstance, dont le talent des auteurs et des compositeurs a fait le succès, bien qu'il n'y eût guère de rapprochemens à faire entre le Chevalier sans peur et sans reproche et un guerrier qui a souvent connu l'une et mérité l'autre.

Sur la page de titre de la brochure, Paris, chez Mme Masson, 1814 :

Bayard à Mézières, opéra-comique en un acte, Paroles de MM. Emmanuel Dupaty et Chazet, Musique de MM. Chérubini, Boyeldieu, Nicolo et Catel, Représenté pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre impérial de l'Opéra-Comique, le Samedi 12 Février 1814.

Magasin encyclopédique, ou journal des sciences, des lettres et des arts, 19e année, 1814, tome I, p. 413-414 :

[Compte rendu un peu déroutant, qui ne dit pas grand chose sur la valeur de la pièce. La première moitié résume l’intrigue dans lequel apparaît la dualité de l’intrigue : une histoire d’amour qui ne concerne pas Bayard, mais ses lieutenants, et l’action de Bayard pour faire lever le siège de Mézières. Bien sûr, Bayard réussit, et les lieutenants peuvent épouser, l’un celle qu’ils aiment, l’autre sa cousine (est-ce si consolant ?). Le jugement porté sur la pièce se limite à parler des rôles secondaires (un poltron, un couple de jeunes gens, domestique et paysan, dont les amours « forment un petit épisode agréable »). La musique est jugée de façon positive (ouverture, air des couplets, « plein d’énergie et d’originalité »). Par contre, le « poème » ne fait l’objet ni d’un blâme, ni d’un éloge. La fin du compte rendu se limite à en donner le nom des auteurs, puis celui des quatre musiciens (la musique est collective, et « improvisée », sans qu’on sache ce que cache ce mot).]

THÉATRE DE L'OPÉRA COMIQUE

Bayard à Mézières, opéra comique en un acte, joué le 12 février.

Fidèles à la loi des chevaliers français, d’Hannebaut et Montmorency, renfermés dans la ville de Mézières qui est assiégée, servent à la fois la gloire et l'amour : ils sont doublement rivaux. La comtesse de Sancerre, objet de leurs vœux, laisse ignorer celui qu'elle préfère. Elle a promis son écharpe au plus brave ; chacun d'eux en obtient une : mais la rivalité d'amour et de gloire n'altère pas la noble amitié qui unit ces deux chevaliers, et ils sont convenus que celui dont la belle comtesse n'accueilleroit pas l'hommage se retireroit sans murmure.

Malgré l'infériorité de ses forces, Bayard a résolu de livrer un nouveau combat aux assiégeans ; mais à l'instant on vient lui apprendre que des lansquenets allemands le trahissent et passent à l'armée de Nassau : « J'aime mieux, s'écrie-t-il, que des traîtres soient chez les ennemis que parmi nous. »

Joignant la ruse au courage, Bavard fait intercepter par les ennemis un message, qui leur persuade que le Roi de France marche au secours de Mézières. En même temps il attaque ; et les assiégeans, craignant de se voir enveloppés, se retirent précipitamment. Mézières est sauvé. La joie-succède aux alarmes; c'est l'jnstant où l’amour doit récompenser la valeur. Madame.de Sancerre donne sa main à Montmorency, et sa belle cousine consent à consoler d'Hannebaut.

Les auteurs ont égayé la pièce par le rôle d'un M. Claude Reculin, poltron et crédule. Les amours de Fanchette, servante de Madame de Sancerre, et du petit Philippe, jeune paysan que Bayard choisit pour porter la lettre qu'il a intérêt de voir interceptée, forment un petit épisode agréable.

La musique offre des morceaux d'effet. L'ouverture est une marche d’un -mouvement rapide, à laquelle se joignent par intervalle le son du tambour et le bruit du canon ; et l'air des couplets qui terminent la pièce est plein d'énergie et d'originalité.

Le poème est de MM. Chazet et Dupaty. La musique a été improvisée par MM. Cherubini, Boyeldieu, Catel et Nicolo.

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