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La Famille patriote ou la Fédération

 

La Famille patriote, ou la Fédération, comédie en deux actes, en prose, de M. Collot d’Herbois, 17 juillet 1790.

Théâtre de Monsieur.

Titre :

Famille patriote (la), ou la Fédération

Genre

comédie

Nombre d'actes :

2

Vers / prose ?

prose

Musique :

non

Date de création :

17 juillet 1790

Théâtre :

Théâtre de Monsieur

Auteur(s) des paroles :

Collot d’Herbois

Almanach des Muses 1791

Pièce dont le sujet a un rapport direct à la fédération.

Un riche fabricant marie sa fille à un jeune peintre, avant d'aller prêter le serment au Champ-de-Mars, afin que ce jour soit pour lui le plus beau de sa vie. Tous ceux qui composent sa maison secondent son zèle et partagent son ivresse. Au retour du Champ-de-Mars, sa famille lui donne une fête dans laquelle son fils, âgé de dix à douze ans, fait défiler en sa présence un régiment de jeunes soldats qui jurent de servir fidèlement la Patrie.

Eloge du Roi et de M. de la Fayette. De la gaîté, du patriotisme ; beaucoup de succès.

Sur la page de titre de la brochure, à Paris, chez la Veuve Duchesne, 1790 :

La Famille patriote ou la Fédération, pièce nationale en deux actes et en prose, suivie d’un divertissement, Représentée à Paris, sur le Théâtre de Monsieur, le 17 Juillet 1790. Par M. Collot d’Herbois.

Journal de Paris, n° 200 du Lundi 19 Juillet 1790, p. 816 :

Théâtre de Monsieur.

La Famille Patriote, ou la Fédération, qu'on a donnée avec beaucoup de succès, est de M. Collot d'Herbois, connu par d'autres Ouvrages qui ont joui sur plusieurs Théâtres d'un succès mérité. Cette pièce n'est point susceptible d'analyse. C'est un Père de Famille, très zélé partisan de la révolution, & qui choisit exprès le jour de la Confédération pour marier sa fille à un bon Patriote. Ce cadre est fécondé par une foule de détails de circonstances qui ont été vivement applaudis. Il y a beaucoup de gaîté & des mots heureux, sur-tout dans le premier acte.

Mercure de France, Slatkine reprints, tome 139 (juillet à décembre 1790), p. 105, n° 30 (samedi 24 Juillet 1790), p. 167 :

[Compte rendu de la pièce de circonstance de Collot d’Herbois. L’intrigue est ramenée à l’opposition des deux frères, un patriote et un aristocrate, qui s’achève bien sûr par la conversion de l’aristocrate, et un serment patriotique collectif. Le critique se limite à ramener la pièce aux idées et aux sentiments exprimés, comme à la présence de « détails fort gais », de « traits saillans » sans rien dire ni du style, ni des interprètes.]

Nous avons encore à parler d'une Pièce de circonstance, la Famille patriote, ou la Fédération, jouée le 15 de ce mois, & qui a beaucoup amusé.

L'Auteur, M. Collot d'Herbois, a mis en Scène deux frères, dont l'un est un excellent Patriote, & l'autre, aussi bon Aristocrate : ce dernier néanmoins finit par une conversion & une abjuration authentique. Le fils, la fille & le gendre du Patriote partagent son enthousiasme ; & le plus jeune de ses enfans fait dresser un autel, sur lequel toute la Famille, après qu'on a fait le récit de la cérémonie du Champ de Mars, vient prêter le Serment Civique.

Cette Pièce a mérité son succès par les idées & les sentimens patriotiques qu'elle exprime, par des détails fort gais, & par un nombre de traits saillans qu'on a vivement applaudis.

L’Esprit des journaux français et étrangers, 1790, tome VIII (août 1790), p. 349-350 :

[Le compte rendu de cette pièce de Collot d’Herbois ne tarit pas d’éloges : gaieté, patriotisme, excellents principes, traits heureux. Un seul reproche, mineur et facile à corriger, « quelques traits légers […] ne répondent pas au bon goût du reste ».]

On a donné le 16 juillet, la famille patriote ; ou la fédération, comédie en deux actes, en prose, par M. Collot d'Herbois.

Gaspard, riche négociant, veut donner sa fille Honorine à un jeune artiste, nommé Eugene, & cela malgré l'opposition du frere de sa femme, financiere noble de nouvelle édition. Toute sa famille partage les mêmes sentimens. Son frere, prieur prémontré, loin de regretter des bénéfices dont il a toujours appliqué le revenu à sa véritable destination , s'est consacré à l'éducation de son neveu Victor, qui, en reconnoissance lui apprend l'exercice Gaspard choisit , pour le jour de la noce, le 14 juillet, & pour témoins les députés qu'il loge chez lui. Après le mariage, la famille se rend au Champ-de-Mars pour la fédération. En son absence le financier arrive, & tantôt avec Mariette, femme-de-chambre d'Honorine, tantôt seul, tantôt avec son valet qui veut le quitter à cause de ses sentiments, exhale son dépit aristocratique. Casimir, domestique de Gaspard, revient transporté de ce qu'il a vu. Son récit très-animé commence la conversion du financier que le prieur acheve bientôt. On annonce que les ouvriers de la manufacture de Gaspard ont préparé une fête relative au mariage & à la fédération. Eugene a présidé à ces préparatifs, & dans le milieu du jardin s'éleve la statue de la liberté. Toute la maison s'y rend en dansant. Victor paroît avec sa petite troupe, & lui fait jurer de maintenir la constitution, La fête se termine par des couplets sur cet air dont le refrein populaire oh çà ira ! a fait tant de fortune, parce qu'il est l'expression d'un sentiment
profond de courage & d'espérance, & qui vaut bien
Monjoie-Saint-Denis des anciens François.

Cette piece est remplie de gaieté, de patriotisme, d'excellens principes & de traits heureux. Aussi a-t-elle été vivement applaudie. L'intrigue est simple, mais raisonnable, les entrées & sorties motivées, & le dialogue plein de naturel. Quelques traits légers & faciles à effacer ne répondent pas au bon goût du reste, & nous invitons l'auteur à les retrancher. Mais en général l'ouvrage eſt agréable, digne du suffrage des bons François & des gens de goût, & sera sûrement distingué de la foule des pieces de circonstance que la fédération a fait ou fera naître.

D’après la base César, la pièce de Collot d’Herbois est un tableau patriotique en 2 actes, en prose. Elle a été jouée 17 fois au Théâtre de Monsieur / Théâtre Feydeau, du 17 juillet au 10 septembre 1790.

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