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La Flotille

La Flotille, divertissement en un acte, en vers, mêlé de chants et de danses, de Gaugiran-Nanteuil, 2 nivôse an 12 [24 décembre 1803].

Théâtre Louvois.

Titre :

Flotille (la)

Genre

divertissement

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

en prose, avec des couplets en vers

Musique :

couplets et danses

Date de création :

2 nivôse an 12 [24 décembre 1803]

Théâtre :

Théâtre Louvois

Auteur(s) des paroles :

Gaugiran-Nanteuil

En attendant de débarquer en Angleterre, les marins français font assaut de bravoure et démontrent la supériorité des Français sur les Anglais.

Courrier des spectacles, n° 2491 du 3 nivôse an 12 [25 décembre 1803], p. 2 :

[Il n’y a pas grand chose à dire de cette pièce de circonstance, pleine de patriotisme, et le critique se limite à en résumer succinctement l’intrigue, toute à la gloire de la flotte française et de la générosité de ses chefs, et à en nommer les interprètes ainsi que l’auteur.]

Théâtre Louvois.

Une flottille sortie de l’un des ports de France doit relâcher sur un des points de la côte. Les paysans se font un plaisir de fêter les braves militaires qui savent les défendre, et se promettent de les faire

Boire avec les maris, danser avec les femmes.

La flottille arrive en effet. Un seul bâtiment, écarté par la tempête, n’a pu rejoindre les autres ; mais il ne tarde point à revenir. Loquace, un des soldats qui le montoient, rapporte que jeté sur les côtes d’Angleterre il a eu à soutenir avec un vaisseau anglais un long combat dont il est sorti vainqueur. Parmi les prisonniers sont un notaire et son fils, volontaires à leur corps défendans. Le général leur rend leur liberté.

La joyeuse bande témoigne son allégresse par des danses. M. Clozel, avec Mlles Beffroy et Hébert, dansent une allemande fort agréable et qui a été applaudie. L’auteur de ce divertissement est M. Nanteuil.

Magasin encyclopédique, ou journal des sciences, des lettres et des arts, 9e année, 1803, tome IV, p. 417-418 :

[Pièce patriotique, à la gloire de l’expédition prévue contre l’Angleterre. Face à un tel sujet, le critique ne peut que glorifier « une pièce qui a pour but d'exprimer les sentiment que partagent tous les François ». Le grand mérite de l’auteur est d’avoir « su joindre la gaieté à la modération », avec des éloges qui « ne sont point fades », mais sans insulter l’ennemi. L’intrigue est brièvement résumée. « La pièce se termine par des chants et des danses. »

THÉATRE LOUVOIS.

La Flotille.

Pourroit-on ne pas accueillir favorablement, dans les circonstances présentes, une pièce qui a pour but d'exprimer les sentiment que partagent tous les François. M. Nanteuil qui en est l'auteur, a su joindre la gaieté à la modération, ses éloges ne sont point fades, et il ne s'est point permis d'injures grossières contre des ennemis qu'il vaut mieux battre qu'insulter. Sa pièce n'a point d'intrigue, aussi l'a-t-il donnée sous le titre modeste de divertissement. Le maire d'un village a appris qu'une flottille vient de relâcher à quelque distance, il fait tout préparer pour bien recevoir les militaires qui débarquent et qui sont parfaitement accueillis par les paysans du lieu. Une seule chose leur donne de l'inquiétude, c'est qu'un des bâtimens a été écarté par la tempête ; il arrive bientôt avec des prisonniers faits sur un vaisseau anglois, du nombre desquels sont deux volontaires forcés, à qui on rend la liberté. La pièce se termine par des chants et des danses.

Le Nouvel Esprit des journaux français et étrangers, tome cinquième, pluviôse an XII [janvier 1804], p. 280-281 :

[Intention patriotique : défense d’en dire du mal, mais pas d’obligation non plus d’en dire du bien ! Alors on n’en dit pas grand chose : qu’il n’était pas utile de s’abaisser aux bouffonneries que la pièce contient, et que de toute façon les Français sont supérieurs aux Anglais.]

La Flotille.

C'est une pièce de circonstance dont l'intention patriotique commande nécessairement l'indulgence ; il s'y trouve une scène fort gaie et des détails spirituels. Peut-être la dignité d'une nation telle que la nôtre et la conscience de notre supériorité réelle, se manifesteraient-elles tout aussi bien , sans ces petites escarmouches bouffones et purement populaires qui ne prouvent rien, et qui peuvent, en attiser la haine, la perpétuer entre les deux nations. Nous avons du moins en ce genre de représailles un grand avantage sur nos ennemis, celui de l'atticisme et de la finesse sur l'insolence et la grossièreté.

L.-Henry Lecomte, Napoléon et l’Empire racontés par le théâtre (1797-1899) (Paris, 1900), p. 100 :

[Une fois de plus Lecomte nous dit tout ce qu’il faut savoir : l’auteur, la date, l’intrigue. Et aussi ce qu’il faut penser de la pièce : le plan est nul, mais la pièce est amusante, sans prétention et facile à comprendre.]

Théâtre Louvois, 2 nivôse an XII (24 décembre 1803) : La Flottille, pièce en 1 acte, en vers, mêlée de chants, par Gaugiran-Nanteuil.

Une flottille, sortie d'un des ports français, doit relâcher sur un des points de la côte. Les paysans se font un plaisir de fêter les braves militaires qui savent les défendre et se promettent de les faire

Boire avec les maris, danser avec les femmes.

La flottille arrive, en effet. Un seul bâtiment, écarté par la tempête, n'a pu rejoindre les autres, mais il ne tarde point à revenir. Loquace, un des soldats qui le montaient, rapporte que, jeté sur les côtes d'Angleterre, il a dû soutenir, contre un vaisseau de cette nation, un long combat dont il est sorti vainqueur. Parmi les prisonniers faits par les nôtres sont un notaire et son fils, volontaires malgré eux, à qui le général rend la liberté pendant que les soldats, mêlés aux paysans, célèbrent leur premier succès maritime.

Plan nul, mais beaucoup de mouvement, de gaîté, d'esprit sans prétention, et d'allusions faciles à saisir. (Non imprimé.)

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