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Le tombeau de Desilles

Le tombeau de De silles, anecdote en un acte & en prose, par M. Desfontaines. 3 décembre 1790.

Théâtre de la Nation.

Titre :

Tombeau de Desilles (le)

Genre

anecdote

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

prose

Musique :

non

Date de création :

3 décembre 1791

Théâtre :

Théâtre de la Nation

Auteur(s) des paroles :

M. Desfontaines

Mercure de France, tome CXXXIX, n° 52 du samedi 25 décembre 1790, p. 160 :

[Une seule pièce nouvelle au Théâtre de la Nation, et c’est « un petit Ouvrage à la gloire d’un héros révolutionnaire » (un jeune officier qui s’est sacrifié pour ramener ses soldats à l’obéissance). Là encore, on ne peut pas faire l’analyse (c’est ce que le critique vient de dire à propos de Psyché).]

On a donné sur le Théatre de la Nation un petit Ouvrage plein d'intérêt, sous le titre du Tombeau de Desilles. C'est un hommage rendu à la mémoire de ce jeune Héros que la France pleure encore. L'Auteur, M. Desfontaines, a eu l'adresse de faire entrer dans son plan le repentir du Réginent de Châteauvieux, & une action particulière très-courte, mais fort attachance, & qui lie toutes les parties de ce tableau. C'est encore un Ouvrage qu'il faut voir, & qui ne se prête pas à l'analyse.

L’Esprit des journaux français et étrangers, 1791, volume 1 (janvier 1791), p. 306 :

[Compte rendu très favorable d’une pièce consacrée à Desilles (c’est lui qui se cache dans « De silles »). Dans le Nouveau d’Assas, c’est la mort de Desilles qui était montrée. Ici, Desilles est mort, et les soldats qui ont causé sa mort par leur révolte manifestent leur repentir de manière spectaculaire. Le critique souligne la grandeur patriotique de l’oeuvre de Desfontaines : il est rempli de « l’amour de l'honneur, de la patrie & de la liberté ».]

On se rappelle le trait de ce grenadier, qui, après avoir considéré avec enthousiasme le mausolée de Turenne, tira son sabre, & l'aiguisa sur la pierre qui sert de base à ce monument. L'auteur du Tombeau de De silles, anecdote en un acte & en prose, jouée le vendredi 3 décembre à ce théâtre, en a tiré un parti très-heureux. son opuscule patriotique représente le moment où les soldats du régiment de Château-Vieux gémissant sur leur erreur, se déterminent à rendre l'argent qu'ils ont exigé pour la rançon de leurs officiers. C'est aux pieds du tombeau de De silles, & enflâmés par le souvenir de son héroïque dévouement, qu'ils viennent déposer l'hommage de leur repentir, réitérer le serment d'être fideles à la nation françoise & aux loix qui la gouvernent. Dans leur effervescence patriotique & militaire, ils tirent leurs glaives, & les aiguisent sur la tombe où repose le jeune héros. Un spectacle auguste & intéressant termine cet ouvrage, qui est très-bien joué, qui a eu du succès, qui le mérite, qui respire l'amour de l'honneur, de la patrie & de la liberté, & dont M. Desfontaines est l'auteur.

D’après la base César, la pièce a connu cinq représentations, au cours du mois de décembre 1790.

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