Le Tuteur célibataire

Le Tuteur célibataire, comédie en un acte, en vers libres, de M. Desforges, 17 novembre 1789.

Théâtre Italien.

Titre :

Tuteur célibataire (le)

Genre

comédie

Nombre d'actes :

1

Vers / prose ?

en vers libres

Musique :

non

Date de création :

17 novembre 1789

Théâtre :

Théâtre Italien

Auteur(s) des paroles :

M. Desforges

L’Esprit des journaux français et étrangers, 1789, tome XII (décembre 1789), p. 341-342 :

[Pièce de peu d’importance, mais qui a réussi : le compte rendu se contente de raconter une intrigue tout à fait convenue, une nième variation sur le thème de l’oncle tuteur, de la pupille, du neveu et de la veuve, indispensable pour composer un quatuor équilibré. Puis il constate le succès avant d’en montrer les limites : « bagatelle », amusement d’auteur, qui crayonne une esquisse « pour se délasser d’ouvrages plus importans ».]

Le mardi. 17 novembre, on a donné la premiere représentation du Tuteur célibataire, comédie nouvelle en un acte, en vers libres.

Les tuteurs qui figurent sur la scene, sont ordinairement dupes ou crédules. Aussi est-ce le caractere du personnage qui a fourni le titre de cette piece. Voici en peu de mots ce qu'est le Tuteur célibataire, & ce qui lui arrive:

Vieux garçon, qui a passé toute sa vie dans les plaisirs, sans songer qu'il avoir une pupille à établir, il s'avise tout-à-coup de vouloir en faire une femme. Mais la jeune personne, qui s'est vue délaissée, a épousé en secret le neveu de son tuteur. Celui-ci, en même-tems qu'il s'occupe de lui-même, projette d'unir ce neveu à une veuve riche, mais sur le retour.

Les deux jeunes gens que cette double résolutions [sic] alarme, encouragés par la franchise & la gaîté de la veuve, lui confient le secret de leur position ; & elle se détermine aussi-tôt à les protéger auprès du tuteur. Après de très-vifs reproches de ce qu'il l'a compromise en la proposant à un homme marié, elle déclare qu'elle va lui intenter un procès en réparation d’honneur. Cette menace l'effraie : il pardonne à sa pupille & à son neveu ; & la veuve, pour le récompenser de cette bonne action, lui accorde sa main.

Cette bagatelle, qui a obtenu des applaudissemens, est de M. Desforges. Il y a tout lieu de présumer qu'il s’est amusé à la crayonner, pour se délasser d'ouvrages plus importans, & capables de soutenir la réputation qu'il s'est acquise par sa comédie de la Femme jalouse.

D’après la base César, la pièce de Desforges a été jouée 6 fois au Théâtre Italien, du 17 novembre 1789 au 21 janvier 1790. Elle a ensuite été reprise au Théâtre Montansier, du 12 octobre 1791 au 8 mai 1793 (18 représentations) et le 10 septembre 1793 au Théâtre National (Richelieu).

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