Les trois Sœurs dans leur Ménage, ou la suite de Robert le Bossu

Les trois Sœurs en leur Ménage, ou la suite de Robert le Bossu, vaud. en un acte. 7 vendémiaire an 8.

Théâtre Montansier-Variétés

Titre :

Trois Sœurs en leur Ménage (les), ou la Suite de Robert le Bossu

Genre :

vaudeville

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

prose, couplets en vers ?

Musique :

vaudevilles

Date de création :

7 vendémiaire an 8 (29 septembre 1799)

Théâtre :

Théâtre Montansier-Variétés

Auteur(s) des paroles :

Marie-Émilie de Montanclos

Almanach des Muses 1801

Mercure de France, journal politique, littéraire et dramatique, tome neuvième (an VIII), numéro du 10 Vendémiaire an 8, p. 88-89 :

THÉATRE DU JARDIN ÉGALITÉ, CI-DEVANT MONTANSIER.

7 Vendémiaire.

Les Trois Sœurs Dans Leur Ménage ou La Suite De Robert Le Bossu, Vaudeville en un acte.

L'expérience nous a toujours prouvé que la suite d'une pièce, justement applaudie, obtenait peu ou point de succès. Il semble que l'auteur ait concentré toutes ses facultés comiques et poétiques dans l'œuvre première de son génie. Qui n'a pas réuni ses suffrages à ceux d'un public connaisseur, en voyant le sentiment, la douce morale, la franche gaîté répandus dans le charmant vaudeville de Robert le bossu ? Eh bien ! on ne peut s'imaginer que la suite de cette jolie comédie soit sortie de la même plume. Dans Robert aîné, point de couplets qui ne soient dignes d'être répétés. Dans Robert cadet, ils sont à peine ébauchés. Il s'en trouve même plusieurs dont l'idée nous a paru tellement entortillée, que nous croyons presque que l'auteur lui-même n'a pas su ce qu'il voulait écrire. Nullité de plan et d'intrigue. Des scènes froides et monotones. Le Bossu, si aimable précédemment, n'est ici qu'un moraliste ennuyeux. Chacune de ses paroles est un sermon. Il met beaucoup d'importance dans tout ce qu'il fait, et cependant rien de plus simple ni de plus naturel. Il réunit Lucas et Louise, qui ne demandent pas mieux ; il paye. les dettes de Bastien, et appaise une dispute que ce dernier s'était suscitée, par jalousie contre la coquette Charlotte, sa femme : ensuite il finit par associer ses deux. beaux-frères à sa ferme. Voilà, en peu de mots, le sujet de cette suite, qui n'a pas.réussi. Ajoutez une jeune femme qui trouve qu'il n'y a que son mari qui a de l'esprit et des bonnes qualités, et nous le répète sans cesse ; puis un mari qui dit, à chaque parole, que sa femme est tendre, sensible, fraîche, jolie, etc., et vous aurez aussi une idée du ménage de Germaine, et de Robert le bossu.

Les acteurs ont employé tous leurs moyens, par la manière dont ils se sont acquittés de leurs rôles, pour soutenir la pièce. Efforts inutiles !.....

L'auteur n'a pas été demandé.

Cet auteur, c'est Madame de Montanclos, déjà auteur de Robert le Bossu. La pièce fait partie des œuvres de cet auteur qui n’ont pas été imprimées. Cf. La France littéraire de J.-M. Quérard, tome sixième (Paris, 1834), p. 230.

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