Une soirée de Carnaval

Une soirée de Carnaval, comédie-folie en un acte et en prose, mêlée de couplets, de M. Sewrin, 13 février 1810.

Théâtre des Variétés.

Titre :

Une soirée de Carnaval

Genre

comédie-folie mêlée de couplets

Nombre d'actes :

1

Vers / prose ?

en prose, avec des couplets en vers

Musique :

vaudevilles

Date de création :

13 février 1810

Théâtre :

Théâtre des Variétés

Auteur(s) des paroles :

Sewrin

Magasin encyclopédique, ou journal des sciences, des lettres et des arts, 15e année, 1810, tome I, p. 382-383 :

[Le compte rendu laisse entendre que le succès de la pièce repose en bonne part sur le travestissement de Brunet, qui sait faire preuve « de noblesse et de décence », qui « a très-bien saisi la tournure et le maintien d'une demoiselle timide et réservée » : cela change en effet de ses rôles habituels de Jocrisse et de Cadet Roussel. L’intrigue est moins enthousiasmante : le résumé qui en est donné n’en donne pas une image très neuve. Et on peut supposer que les libertés prises par le prétendu venu de province vont à l’encontre de la décence de Brunet. Résumé du verdict : la pièce démarre trop lentement, mais Brunet déclenche des rires, et Potier (sans doute « le fat de Bar-sur-Aube ») les renforce, jusqu’au dénouement.]

Une Soirée de Carnaval, vaudeville joué le 13 février.

Brunet, sous le costume brillant d'une femme élégante, a fait la conquête de tous les spectateurs ; on n'a pas plus de noblesse et de décence. Il a très-bien saisi la tournure et le maintien d'une demoiselle timide et réservée ; personne n'eût pu reconnoitre Jocrisse ou Cadet Roussel.

En l'absence de ses maîtres, qui sont au bal de l'Opéra, Futet se déguise en femme, et joue le rôle d'une jeune personne qu'un fat de Bar-sur-Aube vient épouser. Le fat arrive et se passionne pour sa prétendue future ; il admire ses grâces, ses talens, et est surtout enchanté d'apprendre qu'elle danse la russe, la polonaise et la Chasse aux Oiseaux. Soupant en tête-à-tête avec Futet, échauffé par le vin de Champagne, il se permet des libertés.... Il reconnoît enfin qu'il a été dupe, et la jeune personne qu'il devoit épouser se marie à l'amant qu'elle aime.

Le commencement de cette pièce a paru un peu long ; mais dès l'instant qu'on a vu Brunet, on a ri et l’apparition de Potier a ajouté à la gaieté, qui s'est prolongée jusques au dénouement.

L'auteur est M. Sewrin.

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