La Villanella rapita

La Villanella rapita, opera buffa en deux actes, musique del signor Bianchi, 15 juin 1789.

Théâtre de Monsieur.

Titre :

Villanella rapita (la)

Genre

opera buffa

Nombre d'actes :

2

Vers / prose ?

prose, avec des couplets en vers

Musique :

oui

Date de création :

15 juin 1789

Théâtre :

Théâtre de Monsieur

Auteur(s) des paroles :

 

Compositeur(s) :

M. Bianchi

L’Esprit des journaux français et étrangers, 1789, tome VIII (août 1789), p. 339-340 :

La Villanella rapita, opéra-buſſa en deux actes, musique del signor Bianchi, a un très-grand succès. Le sujet de cet ouvrage est un seigneur amoureux d'une jeune villageoise bien innocente, qui attribue à son bon cœur les bienfaits dont il la comble chaque jour. Il la fait enlever au moment où elle va se marier. La paysanne, transportée dans la maison du comte, s'endort par le moyen d'un somnifère qu'il a fait préparer lui-même ; & il profite de ce moment pour la faire vêtir avec magnificence, espérant la séduire par la vanité ; mais l'heureux naturel de la jeune personne trompe ses projets. Quand le pere & l'amant viennent la redemander, ses réponses naïves attestent son innocence ; & le seigneur, qui se répent de ses excès, consent à l'union des deux amans. La musique a paru très-bien choisie. On y distingue au moins sept à huit morceaux du plus grand mérite.

Dans son Voyage en France pendant les années 1787-88-89 et 90, d’Arthur Young (traduction de F. S.), tome premier (Paris, 1793, an second), p. 355-356, l’auteur évoque la représentation de la Villanella rapita à laquelle il a assisté :

J'ai tellement les oreilles étourdies de politique depuis quelques jours, que je suis allé ce soir [24 juin] à l'opéra pour me délasser. Rien ne pouvoit être plus propre à cet effet que la pièce que l'on joua, la Villanella Rapita, par Bianchi, pièce charmante. Pourroit-on croire que ce peuple, qui, il y a si peu de tems, n'estimoit rien de l'opéra que la danse, et ne se plaisoit qu'à entendre braiIler, — écoute actuellement avec sensibilité la mélodie italienne, applaudit avec goût et transport, et cela, sans le secours séducteur d'une seule danse ! La musique de cette pièce est charmante, d'un jeu élégant et agréable, avec un duo entre la signora Mandini et Vigagnoni, de la plus grande beauté : la première captive par son chant, — sa voix est peu de chose, mais sa grace, son expression, son ame, tout excite des sensations délicieuses.

Le Dictionnaire lyrique de Félix Clément et Pierre Larousse, p. 700, signale que la Villanella rapita de Bianchi, dont il attribue le livret à Ferrari (?), a été reprise en 1804 et en 1807.

D’après la base César, la pièce, en trois actes, est l'œuvre de Bertati pour le livret et de Bianchi pour la musique. Elle a été jouée au Théâtre Feydeau à partir du 15 juin 1789 (26 fois en 1789, 6 fois en 1790, 13 fois en 1791).

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