Le valet rival et confident

Le valet rival et confident, opéra français en trois actes, paroles de M. Hippolite parodié sur la musique de Paisiello, 27 octobre 1789.

Théâtre de Monsieur.

Titre :

Valet rival et confident (le)

Genre

opéra français

Nombre d'actes :

3

Vers / prose ?

 

Musique :

oui

Date de création :

27 octobre 1789

Théâtre :

Théâtre de Monsieur

Auteur(s) des paroles :

M. Hippolite

Compositeur(s) :

Giovanni Paisiello

L’Esprit des journaux français et étrangers, 1789, tome XII (décembre 1789), p. 343-344 :

[La pièce a échoué, parce que le fonds est trop léger : intrigue froide, « mauvaises mœurs », dialogue manquant de « traits saillans », et « le spectateur » (notons le singulier !) s’est impatienté. Ce qui a nui à la musique, qui méritait un meilleur sort.]

THÉATRE DE MONSIEUR.

Le mardi 27 Octobre, on a donné la premiere représentation du Valet rival & confident, opéra françois, parodié sur fa mufique del fignor Paisiello.

Une jeune fille, nommée Camille, a été élevée dans la maison de M. Geronte. Devenue grande, le vieillard se prend si bien d'amour pour elle, que sa femme s'en apperçoit, & met Camille à la porte. Le valet, amant aimé de Camille, la cherche par ordre de son maître, & parvient à la trouver dans une maison seule, où elle s'est retirée. Les deux jeunes gens, d'accord avec madame Geronte, cherchent tous les moyens de se soustraire aux poursuites de son mari. Baside, son valet, à qui il a tout confié, joue successivement divers personnages ; mais enfin il est découvert. Cependant Géronte leur pardonne, pour ne pas irriter sa femme, & pour ne pas perdre la considération dont il a joui jusqu'à ce moment.

Ce fonds, beaucoup trop léger pour soutenir trois actes dans une situation qui ne peut guere varier, a inspiré peu d'intérêt. Une situation qui termine le second acte, où Géronte est sur une échelle menacé par Camille & par Basile, a paru d'abord assez gaie; mais beaucoup trop prolongée par la musique, elle a fini par déplaire & impatienter le spectateur. En général l'intrigue a paru froide, de mauvaises mœurs, & le dialogue trop dépourvu de traits saillans. On a donc fait justice aux paroles: mais on n'en a peut-être pas rendu assez aux beautés de la musique, dans laquelle il étoit aisé de reconnoître la touche brillante, légere & intéressante de Paisiello.

Témoin de la seconde vie de l'œuvre, le Mercure de France, n° 8 du samedi 20 février 1790, p. 114-116, évoque la première représentation du Valet rival, qui reprend la musique du Valet rival et confident avec un « nouveau poëme », mais en conservant les paroles des différents airs, ce que le Mercure de France considère comme une sorte d’exploit...

D’après la base César, la pièce a été jouée une seule fois le 27 octobre 1789 sur le Théâtre de Monsieur / Théâtre Feydeau. Mais il a été ensuite repris sur le même théâtre à partir du 6 février 1790, pour une série de 18 représentations allant jusqu’au 24 août, puis pour deux représentations, les 8 et 10 mars 1791.

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