L'Amant dragon

L'Amant dragon, opéra en deux actes, d'auteurs inconnus, 25 juin 1792.

Théâtre Montansier.

Mercure universel, tome 16, n° 486 du jeudi 28 juin 1792, p. 446 :

[Le compte rendu évoque le terrible dilemme du critique : devant une œuvre qui a réussi malgré sa faiblesse, se taire ou rétablir la vérité. Il se résigne à dénoncer les insuffisances de la pièce : le comique devenu charge, l'incohérence, l'invraisemblance, si on accepte ces caractères, la pièce devient tolérable. Seule la musique mérite un peu d'indulgence, malgré son « manque de couleur ».]

Theatre de Mademoiselle Montensier

Il est des circonstances où un journaliste ne sait pas s’il désobligera davantage un auteur en gardant le silence sur son ouvrage, ou en lui rendant justice. Telle est notre position envers l'auteur de l'Amour Dragon, opéra en deux actes, donné avant-hier pour la première fois à ce théâtre, avec une espèce de succès. Que ne voit-on pas réussir ! Si la charge tient lieu de comique, l’incohérence de liaison, l'invraisemblance de vérité, cette production se peut tolérer. Pour donner une idée du style, nous rapporterons cette seule expression : Robuste résolution. La musique mérite plus d’indulgence, quoiqu’elle manque de couleur.

D'après la base César, opéra en deux actes, d'auteurs inconnus, texte et musique, représentée deux fois au Théâtre Montansier les 25 et 28 juin 1792.

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