Les Amans à l’épreuve

Les amans à l’épreuve, comédie en un acte & en vers, mêlée de vaudevilles, de L. C. Persan, et suivie d'un divertissement analogue, de Labottiere, 3 août 1793.

Théâtre de Louvois.

Titre :

Amans à l’épreuve (les)

Genre

comédie mêlée de vaudevilles

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

en vers

Musique :

vaudevilles

Date de création :

3 août 1793

Théâtre :

Théâtre de Louvois

Auteur(s) des paroles :

L. C. Person, Labottière

L’Esprit des journaux français et étrangers, 1794, volume 3 (mars 1794), p. 285-287 :

[L’auteur de ce compte rendu préfère ne rien dire de la pièce : il se contente de la raconter, signalant simplement l’inutilité de trois personnages, et le caractère inégal des couplets chantés par des paysans qui succèdent aux trois inutiles. Il ne dit rien de la surprise qui amène le dénouement, et réserve ses compliments au divertissement qui achève la pièce par « des tableaux infiniment agréables ».]

THÉATRE DE LOUVOIS.

Les amans à l’épreuve, comédie en un acte & en vers, mêlée de vaudevilles ; par M. Person, & suivie d'un divertissement analogue ; par M, Labottiere.

Floricourt & Damis, freres & rivaux, aiment Mme. Hortense, qui ne fait trop lequel des deux elle doit préférer. C'est le jour de la fête de la belle veuve, & chacun lui apporte un bouquet. Si l'un est agréable par son esprit, l'autre est estimable par son cœur ; comment faire ? La soubrette Marine, qui a déjà été gagnée par quelques cadeaux, parle en faveur de Floricourt. Hortense est indécise, & les motifs de ses indécisions sont fondés sur ce qu'elle est veuve & qu'elle connoît les hommes ; mais Marine lui oppose que, elle qui est archi-veuve, & conséquemment qui les connoît encore mieux, se décideroit promptement. Elle n'ignore pas que les hommes sont barbares, traîtres & menteurs, mais elle fait aussi qu'il en faut un.

Un M. du Bosquet, une Mme. de la Glaciere & un abbé, trois personnages à-peu-près inutiles, viennent offrir aussi leurs bouquets à la veuve, qui les accepte avec reconnoissance.

Aux grimaces des gens du prétendu bon ton, succedent les démonstrations de joie des paysans, qui viennent aussi offrir, tant bien que mal, leurs bouquets, & chanter des couplets tant bons que mauvais. La veuve est fort satisfaite.

Mais au moment où l'on s'y attend le moins, l'arrivée d'un inconnu vient troubler la féte ; il veut entretenir Hortense en secret. Tout le monde se retire; Floricourt seul & Damis demeurent sur la scene ; la veuve passe avec l'inconnu & Marine dans un cabinet.

O ciel ! quel malheur affreux, dit Marine, en poussant de longs gémissemens & sortant du cabinet, ma maîtresse est perdue sans ressource ; la perte d'un procès que cet homme vient de lui annoncer, la ruine sans espoir de retour, si l'on ne vient aussi-tôt à son secours en cautionnant pour elle. Damis offre sa bourse & sa signature ; Floricourt refuse l'une & l'autre. Damis signe seul ce qu'il croit être l'acte de cautionnement, & ce qui n'est qu'un contrat de mariage apporté par le prétendu inconnu. Hortense, satisfaite de l’épreuve, accorde sa main à Damis, éconduit Floricourt qui s'excuse en balbutiant, & qui se console de la perte qu'il vient de faire en se rappellant le bonheur de son frere. A peine cette épreuve, qui, comme on voit, n'offre rien de nouveau, est-elle finie, que Frontin, tout essoufflé, vient apprendre qu'on a préparé une très-jolie fête au jardin, qu'il faut que tout le monde s'y rende. On y va, & l’on y voit le divertissement annoncé. Le ballet qui le termine est fort joli, & présente, avec quelques réminiscences, des tableaux infiniment agréables.

(Journal des spectacles.)

D’après la base César, la pièce, qui serait d’auteur inconnu, a connu 18 représentations au Théâtre des Amis de la Patrie, entre le 3 août 1793 et le 20 janvier 1794.

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