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La Bonne nouvelle ou le Premier arrivé

La Bonne nouvelle, ou le Premier arrivé, vaudeville en un acte, de Gentil, 20 mars 1811.

Théâtre des Variétés.

Almanach des Muses 1812.

Titre :

Bonne nouvelle (la), ou le Premier arrivé

Genre

vaudeville

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

en prose avec des couplets en vers

Musique :

vaudevilles

Date de création :

20 mars 1811

Théâtre :

Théâtre des Variétés

Auteur(s) des paroles :

Gntil

Sur la page de titre de la brochure, à Paris, chez Martinet, 1811 :

La Bonne Nouvelle, ou le Premier arrivé, vaudeville en un acte, Par M. Gentil. Représenté pour la première fois, à paris, sur le Théâtre des Variétés, le 20 mars 1811.

Journal de l’Empire, 26 mars 1811, p. 4 :

[Compte rendu prudent : la première qualité de la pièce nouvelle est sa rapidité à célébrer l’événement (la naissance du fils de Napoléon et de Marie-Louise), le théâtre surpassant « en zèle, en activité. en adresse » les grands théâtres. Parce que la pièce n’offre d’intérêt que par ses couplets, l’intrigue amoureuse (l’inévitable intrigue amoureuse) n’étant pas originale. Mais le public a apprécié un ouvrage qui offre « beaucoup d'esprit, de délicatesse et de grace » dans des couplets dont plusieurs ont été redemandés, signe indiscutable de succès, au moins aux yeux du critique.]

THÉATRE DES VARIÉTÉS.

La Bonne Nouvelle.

M. Gentil est le premier évangéliste qui ait annonce la bonne nouvelle sur le Boulevard. Inférieurs à nos grandes scènes sous le rapport du talent et du goût, les théâtres du Boulevard ne leur cèdent point, et même quelquefois les surpassent en zèle, en activité. en adresse, à saisir les circonstances favorables ; et leurs services en ce genre sont d'autant plus considérables qu'ils gouvernent les esprits d'une plus grande multitude.

Les couplets sont le principal mérite de cette petite pièce qui cependant offre une petite intrigue d'amour. Deux amans attendent pour s’unir l’heureux moment qui excite la plus vive impatience ; l’amant, malgré les obstacles qui semblent rendre impossible son mariage, apporte sur la frontière la nouvelle désirée : la main de sa maîtresse est le prix de son activité et de son courage. L'ouvrage, fort bien joué a obtenu le succès le plus flatteur : on y a trouvé beaucoup d'esprit, de délicatesse et de grace. Plusieurs couplets ont été redemandés, et entr'autres ceux-ci :

Amis, le ciel nous fait connoitre
Sa justice dans tous les temps ;
Et ce cher prince devoit naitre
La veille même du printemps :
Déjà succède à la froidure
Un air plus doux, plus caressant,
Et tout sourit dans la nature
.Aux rayons du soleil naissant.

Qu'il vive jusqu'au plus grand âge
Auprès de ses nobles parens ;
Souhaitons-lui pour héritage
Leurs traits. leurs vertus, leurs talens ;
Que dans tous les temps la souffrance
S’éloigne à son moindre desir ;
Qu'il soit bercé par l’Espérance,
Et réveillé par le Plaisir.

Geoffroy.                         

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