La Diligence embourbée

La Diligence embourbée, vaudeville, 27 janvier 1810.

Théâtre des Variétés.

Titre :

Diligence embourbée (la)

Genre

vaudeville

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

en prose, avec des couplets en vers

Musique :

vaudevilles

Date de création :

27 janvier 1810

Théâtre :

Théâtre des Variétés

Auteur(s) des paroles :

 

Mercure de France, tome quarantième, CCCCXLVIII, samedi 17 février 1810, p. 429 :

[Après avoir critiqué Coco-Pépin, ou le nouvel An, l’auteur de l’article examine les autres productions récentes du Théâtre des Variétés, qu’il juge avec sévérité. La Diligence embourbée, au titre prédestiné il est vrai, n’a pas achevé son voyage...]

Ce succès, au reste, est une bonne fortune ; car, si le théâtre des Variétés continue l'année comme il l'a commencée, il ne fournira plus aux journaux que des articles mortuaires. Le Prétendu par hasard , premier ouvrage d'un jeune littérateur, n'a fait que paraître ; trois ou quatre représentations l'ont achevé. La Diligence embourbée, encore moins heureuse, s'est arrêtée à la moitié de sa course et une soirée a terminé son voyage.

Magasin encyclopédique, ou journal des sciences, des lettres et des arts, 15e année, 1810, tome I, p. 381-382 :

[Le compte rendu ne fait qu‘énumérer les griefs que le critique a contre la pièce : fausse nouveauté, couplets ajoutés indigents. Il semble que la pièce n’a pu aller à son terme, ce qui permet de clore l’article par des propos bien désabusés, sur la misère d’une telle œuvre (mais pourquoi l’a-t-on mise en scène ?) et d’un acteur à qui on impose un tel fardeau.]

THÉATRE DES VARIÉTÉS.

La Diligence embourbée, vaudeville en un acte, joué le 27 janvier.

Cette pièce annoncée comme nouvelle, est une vieille comédie à tiroirs, à laquelle on a ajouté des couplets ; mais l'ancienne pièce et les nouveaux couplets ont été fort mal accueillis.
Colas a besoin de 100 francs pour se marier. Son cousin, qui est conducteur de la diligence, embourbe sa voiture pour que Colas, en la relevant, puisse gagner cette somme. Par la même occasion, ce conducteur, voulant faire pièce à la future belle-mère du cousin, se déguise en Gascon, en vieille Veuve et en Procureur. Sifflé en veuve et en procureur, le pauvre cocher n'a pu faire claquer son fouet, et il a terminé son voyage fort tristement.

Est-il rien au monde de plus misérable qu'une pareille pièce. L'acteur qui, nouvel Atlas, devoit en porter le poids sur ses épaules, n'a pu la soutenir, et l'a laissée tomber à plat malgré ses efforts.

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