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Le Désespoir de Jocrisse

Le Désespoir de Jocrisse, comédie en deux actes, en prose, de Dorvigny, 22 novembre 1792.

Théâtre de Mlle Montansier.

Titre :

Désespoir de Jocrisse (le)

Genre

comédie

Nombre d'actes :

2

Vers / prose

prose

Musique :

non

Date de création :

22 novembre 1792

Théâtre :

Théâtre de Mademoiselle Montansier

Auteur(s) des paroles :

M. Dorvigny

L’Esprit des journaux français et étrangers, 1792, volume 3 (mars 1792), p. 324-325 :

[Compte rendu très distant : il se contente de raconter la pièce, de dire qu’elle a fait rire. mais pas de jugement !]

On a donné quelques représentations d'une nouveauté en deux actes & en prose, intitulée le désespoir de Jocrisse.

Ce sujet est tiré d'un joli proverbe. Jocrisse, imbécille & étourdi, casse porcelaine, patte dn chat, laisse un serin s'envoler, & un chien s'enfuir. Il aime le vin, il apperçoit un panier chargé de trois bouteilles que son maître a étiquettées poison pour les faire respecter par M. Jocrisse. Celui-ci, dans son désespoir, & sur-tout dans la crainte d'une correction frappante, veut avaler le poison. Sa sœur a laissé sortir sa jeune maîtresse ; sa mere portiere a introduit le ravisseur qui s'est servi d'une ruse pour tromper la mere & la fille. Dans leurs chagrins elles consentent à s'empoisonner avec Jocrisse. Le poison fait son effet, c'est-à-dire, que les désespérés s'énivrent [sic]. Le maître rentre, voit le désordre arrivé pendant son absence, il crie beaucoup, gourmande Jocrisse malgré son ivresse ; & la piece finit par l'arrivée de la fille conduite par le pere du ravisseur ; celle du chien, de l'oiseau. Le chat en est quitte pour sa patte, le maître pour son vin, le mariage se fait, le public a ri, & la piece finit.

D’après la base César, la pièce, qui est de Louis-François Archambault, dit Dorvigny a été représentée pour la première fois le 22 novembre 1791. Elle a connu un grand succès : 15 représentations en 1791, 26 en 1792 (jusqu'au 31 mars) ; reprise en 1794 pour 14 représentations au Théâtre de la Montagne ; 1 représentation en 1795 ; nouvelle reprise en 1796 (26 représentations, surtout au Théâtre de la Cité) ; 22 représentations en 1797 (surtout au Théâtre de la Cité) ; 70 représentations en 1798 (le Théâtre Montansier reprend la pièce) ; 37 encore en 1799, toutes au Théâtre Montansier. soit 221 représentations en 8 ans.

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