Les Deux filles pour une

Les Deux filles pour une, comédie en trois actes, de Jean-Claude Bédéno Dejaure et P. Adnet ; 16 janvier 1806.

Théâtre de la Porte Saint-Martin.

Almanach des Muses 1807.

 

Sur la page de titre de la brochure, Paris, chez Barba, 1806 :

Deux filles pour une, comédie en trois actes et en prose, Par MM. B. Dejaure et P. Adnet. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le théâtre de la Porte-St.-Martin, le 16 janvier 1806.

 

Mémorial dramatique, ou almanach théâtral pour l'an 1807, p. 169-170 :

Deux Filles pour une, comédie en 3 actes, de MM. Déjaure et Adnet. ( 16 Janvier.)

M. Franval, ancien négociant, revenu à Bordeaux, a laissé aux Isles ses deux enfans, Nelcour et Emilie, sous les yeux de son ami Durmont, capitaine de vaisseau. La fille de ce dernier s'appelle aussi Emilie ; éprise du jeune Nelcour, elle fuit avec lui la maison paternelle, et tous deux engagés dans les nœuds de l'hymen, ils viennent habiter la maison de M. Franval, qui croit recevoir ses deux enfans, ne se doutant pas que sa véritable fille est restée dans les Indes ; il se dispose même à la marier. Cependant Durmont s’est empressé d’avertir son ami de la fuite de sa fille avec Nelcour ; mais celui-ci a eu l'adresse d’intercepter toutes les lettres Le capitaine part des Isles avec Emilie Franval. Nelcourt ayant tout à redouter d’un marin violent, est désespéré ; Emilie Durmont se sacrifie au repos de son amant, et cherche un asyle auprès de la nourrice de Nelcour. Le capitaine arrive, fait chercher sa fille, il accuse son ravisseur et déclare tout à M. Franval. La jeune Emilie qui l'a suivi dans la traversée, intercède la grâce des amans, et ce n’est qu’après bien de la résistance, que l'inflexible capitaine consent à pardonner et à confirmer l'union des jeunes époux.

Cet ouvrage est écrit avec beaucoup de sentiment ; plusieurs scènes sont pleines d'intérêt, et quoique dé pourvues de gaîté, les Deux Filles ont prouvé beaucoup d'amateurs.

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