Les Émigrés aux terres australes, ou le Dernier chapitre d'une grande révolution

Les Émigrés aux terres australes, ou le Dernier chapitre d'une grande révolution, comédie en un acte, et en prose, de Gamas, 24 novembre 1792.

Théâtre des Amis de la Patrie.

Sur la page de titre de la brochure, à Paris, chez la citoyenne Toubon, 1794 :

Les Émigrés aux terres australes, ou Le dernier chapitre d'une grande révolution: comédie en un acte et en prose, Représentée, pour la première fois, sur le Théâtre des Amis de la Patrie, le 24 novembre 1792, (vieux style), Par le Citoyen Gamas.

Edmond de Goncourt et Jules de Goncourt, Histoire de la société française pendant la révolution, troisième édition, 1864, p. 296 :

Voilà les Émigrés aux terres australes, du citoyen Gamas ; et c'est plaisir de voir huer le prince, le baron, le président, l'abbé, le financier, la présidente, la marquise, l'évêque, la religieuse, les moines, toute la ci-devant société. Comme il est le héros, comme il est l'intérêt de la pièce, le laboureur Mathurin, qui, apitoyé sur le sort des émigrés, a bien voulu les suivre avec sa charrue ! Quel atticisme de fines railleries en ces Nuées républicaines ! l'abbé, resté seul avec les deux femmes, leur proposant d'employer leurs charmes sur le cœur des colons pour le faire nommer roi, leur promettant à toutes deux d'être les dispensatrices de ses grâces et de ses faveurs; puis Mathurin, que les sauvages veulent nommer chef des émigrés, refusant de changer son bonnet rouge contre la couronne de chêne, et pour terminer la pièce, étonnant les terres gelées de l'air des Marseillais !

Henri Welschinger, le Théâtre de la révolution 1789 - 1799 [deuxième édition, Paris, 1881], p. 210-211 :

Le citoyen Gamas accable de railleries lourdes et grossières les magistrats et les prêtres dans sa comédie « les Émigrés aux terres australes » (1) représentée le 24 novembre 1792 sur le théâtre des Amis de la Patrie. Le chef des sauvages Oziambo punit le prince de Fier-à-Bras, le baron de la Truandière, le président de Balourdet, l'abbé Doucet, dom Gourmand, émigrés, en les forçant à lui servir d'esclaves :

L'ABBÉ.

« Mais nous ne savons rien faire !

OZIAMBO.

« Vous apprendrez.

LE BARON ET LES AUTRES (en gémissant).

« Nous voilà donc condamnés à travailler !.. »

(1) A Paris, chez la veuve Duchesne, 1792.

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