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Félicie, ou la jeune fille romanesque

Félicie, ou la Jeune fille romanesque, opéra-comique en trois actes et en prose de M. Dupaty, musique de M. Catrufo, 28 février 1815.

Théâtre de l'Opéra-Comique.

Titre :

Félicie, ou la Jeune fille romanesque

Genre

opéra comique

Nombre d'actes :

3

Vers / prose ?

en prose, avec des couplets en vers

Musique :

oui

Date de création :

28 février 1815

Théâtre :

Théâtre de l’Opéra Comique

Auteur(s) des paroles :

Emmanuel Dupaty

Compositeur(s) :

Catrufo

Almanach des Muses 1816 (qui donne comme titre la Fille romanesque).

Fonds très-léger, épisode de roman. Quelques invraisemblances ; mais de l'esprit, de la gaîté, de jolies scènes. Musique agréable. Succès.

Sur la page de titre de la brochure, Paris, chez Madame Masson, 1815 :

Félicie, ou la jeune fille romanesque, opéra-comique en trois actes et en prose, par M. Emmanuel Dupaty ; musique de M. Catrufo. Représenté pour la première fois, sur le Théâtre de l'Opéra-Comique, le 28 février 1815.

Magasin encyclopédique, ou journal des sciences, des lettres et des arts, 20e année, 1815, tome I, p. 407-408 :

[Après le résumé de l’intrigue, le jugement porté sur la pièce souligne le caractère bizarre du caractère de la jeune fille (on ne se demande peut-être pas encore à quoi rêvent les jeunes filles), mais reconnaît que la pièce comporte « plusieurs scènes agréables, une foule de traits délicats et spirituels ». Le succès a été net : les auteurs ont été « demandés et nommés au milieu des applaudissemens ». La musique ne fait pas l’objet d’un jugement global : on ne met en valeur que deux morceaux, en insistant sur la qualité des chanteurs. Plusieurs interprètes sont distingués comme comédiens (outre leur valeur comme chanteurs).]

THÉATRE DE L'OPÉRA COMIQUE.

Félicie, ou la Jeune Fille Romanesque, opéra-comique en un acte, joué le 28 Février.

M. de Belfort a acheté une terre à son ami Dorimont. Pour terminer un procès qu'a fait naître cette vente, le mariage de Félicie, fille de M. de Belfort, a été arrêté avec le colonel Edouard, fils de M. Dorimont.

Félicie, dont la tête est exaltée par la lecture des romans, refuse de voir celui qu'on lui destine pour époux. Elle est amoureuse d'un beau jeune homme que son imagination lui a représenté dans un songe. Ce modèle idéal est sans cesse devant ses yeux, et elle essaye d'en dessiner le portrait. Juliette, suivante de Félicie, et maîtresse de l’Orange, valet d'Edouard, consent à servir les amours du colonel, et l'introduit dans la maison. Elle persuade facilement à Félicie de faire quelques changemens dans l'image qu'elle a tracée, et bientôt, par les conseils de l'ingénieuse soubrette, ce portrait fantastique devient à peu près celui d'Edouard.

Le père est prévenu qu'un amant s'est introduit chez lui pendant son absence. Il ignore que c'est le fils de sou ami, celui auquel il doit donner la main de sa fille. Il surprend une lettre que l'Orange remet à à sa fille, entre en fureur contre la manie des romans, et fait chercher partout le jeune présomptueux dont il veut punir l'audace. La méprise finit par s'expliquer, après quelques scènes de quiproquo. Félicie reconnoît dans Edouard l'original du portrait qu'elle a cru composer d'idée, et consent à l'épouser.

La difficulté de ce sujet étoit dans la bizarrerie du caractère principal. Plusieurs scènes agréables, une foule de traits délicats et spirituels ont assuré le succès de cet opéra-comique.

Les auteurs, demandés et nommés au milieu des applaudissemens, sont, pour les paroles, M. Emmanuel Dupaty, et pour la musique, M. Catruffo. On a remarqué un duo chanté au second acte par Madame Boulanger et Martin, et au troisième acte une romance d'un goût excellent.

Mademoiselle Regnault joue et chante très-bien dans le rôle de la jeune fille; Martin est bien placé dans celui de l'Orange; Madame Boulanger justifie, dans le rôle de Juliette, l'opinion de ceux qui la regardent comme une très-bonne comédienne.

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