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L'Homme de feu ou Idare et Zulmé

L'Homme de feu ou Idare et Zulmé, pantomime dialoguée en trois actes, à grand spectacle, ornée de chants, danses, combats, évolutions, décors et costumes nouveaux, de Ribié, musique de Froment, 20 messidor an 9 [9 juillet 1801].

Théâtre de la Cité-Variétés.

Le Courrier des spectacles signale la première de la pièce le 20 messidor an 9 [9 juillet 1801], en inversant le titre : Idar et Zulmé, ou l'Homme de feu.

Sur la page de titre de la brochure, à Paris, chez Barba, an 9 :

L'Homme de feu, ou Idare et Zulmé, Pantomime dialoguée en trois actes, à grand spectacle, ornée de chants, danses, combats, évolutions, décors et costumes nouveaux, Du citoyen Ribié, musique de Froment. Représenté pour la première fois, sur le sur le Théâtre de la Cité-Variété le 20 messidor an 9.

Courrier des spectacles, n° 1593 du 21 messidor an 9 [10 juillet 1801], p. 2-3 :

[Le critique n'est pas amateur de pantomime, « le dernier des genres dramatiques », et celle dont il doit rendre compte n'est pas de nature à le faire changer d'avis : c'est une pantomime d'un très bas niveau. Seul son titre est chand, la pièce elle-même est froide, abusant des décorations, des changements à vue, des accessoires voyants. Malgré tout, le citoyne Ribié a été nommé malgré les sifflets, mais cette nomination récompense son travail de mise en scène : des ballts un peu longs, mais agréables, des combats parfaitement exécutés, en particulier celui qui oppose sept enfants à sept génies gigantesques. L'intrigue, résumée ensuite, montre la lutte farouche d'Idar, qui lutte pour épouser Zulmé, et l'Homme de feu, un génie. Comme d'habitude, Idar sauve Zulmé que le mauvais génie a enlevée. Celui-ci doit s'avouer vaincu, et les deux amants peuvent connaître le bonheur. Un paragraphe final au ton un peu désabusé souligne la pauvreté d'une telle intrigue, qui n'est ugère remplie que « des changemens de décorations, des ballets et des combats ».]

Théâtre de la Cité-Variétés.

Il est donc vrai que le genre de la pantomime qui a été jusqu’ici et qui sera long-tems le dernier des genres dramatiques, peut dégénérer ; il est donc vrai qu’il peut être encore au-dessous de lui-même, témoin l'Homme de feu. Titre chaud, pièce froide ; grace aux décorations dont ce théâtre abonde, on a opéré tant de changemens à vue, on a fait mouvoir et descendre tant de nuages argentés, on a secoué tant de torches dont l’éclat éblouissoit les yeux, on a tant multiplié les richesses locales qu’il auroit fallu être ingrat pour ne pas voir la pièce jusqu’au bout. Il y eut pourtant des gens qui s’avisèrent de siffler, mais ils ne purent empêcher de nommer l’auteur, c’est le cit. Ribié. Son plus grand mérite, selon nous, est non d'avoir fait, mais d’avoir monté l’ouvrage. En effet, si les ballets sont un peu longs ils sont très-agréables. On a applaudi aux combats, et sur-tout à celui de quatorze qui est exécuté avec une précision rare par sept enfans contre sept génies d’une taille gigantesque.

Le prince Idar a sauvé Zulmé, fille du Sultan Soliman réduite à une condition obscure. Il l’aime, et prêt à l'épouser, il l’emmène dans le palais que lui donne une Fée amie de Zulmé ; là leur hymen se célèbre au milieu des jeux et des danses lorsqu’un Génie ennemi de la Fée paroît : c’est l'Homme de feu ; sa vue fait fuir tout le monde, et il enlève Zulmé.

Idar pénètre jusques dans les souterrains où règne l’Homme de Feu. Il y retrouve Zulmé, s’enfuit avec elle sur un nuage, et son ennemi avec six autres génies appelle en duel sept guerriers dévoués à Idar. Mais il est vaincu et obligé de consentir au bonheur de son rival. Tel est le sujet de l'Homme de feu, dont la première représentation a eu lieu hier.

Quand on considère que cette courte analyse présente les situations principales de trois grande actes, on se demande ce qui peut les remplir ? Nous l’avons déjà dit : des changemens de décorations, des ballets et des combats.

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