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Il a voulu, il n'a pas pu

Il a voulu, il n'a pas pu, vaudeville : 11 Thermidor an 7 [29 juillet 1799].

Théâtre d'Émulation (Théâtre de la Gaîté).

Almanach des Muses 1800

Courrier des spectacles, n° 889 du 12 thermidor an 7 [30 juillet 1799], p. 3 :

[Critique faisant manifestement le service minimum : un résumé du fond de la pièce (sans « s » à fond). Une histoire d’une banalité extrême, à la logique plutôt incertaine (pourquoi le père a-t-il besoin de conseiller à sa fille de brouiller ses deux prétendants ? Il ne suffit pas qu’il choisisse un mari pour elle ? Le critique ne nous éclaire pas). La fin est celle qu’on prévoyait dès le début.Théâtre de la Gaîté. Le jugement n’est guère plus riche : trop de couplets, plutôt mauvais, avec des « fautes contre la langue et contre la prosodie ». L’auteur, faiblement demandé, na pas osé paraître.

Mathurin veut marier Justine, sa fille, à Bastien son garçon de ferme. Les deux jeunes gens s’aiment ; mais le bon homme Doucet vient se mettre sur les rangs avec Blaise son filleul : il s’agit de les éloigner. La jeune fille, par le conseil de son père, les désunit en feignant de les aimer tons deux, et après nombre de scênes froides et inutiles, Bastien épouse ; le filleul est congédié, et Doucet est joué et bafoué.

Tel est le fond de la piece donnée pour la première fois à ce théâtre sous le titre de Il a voulu, il n'a pas pu. Il y a des couplets dans cette bluette , et beaucoup. Il devroit y en avoir moins et de meilleurs, sur-tout moins de fautes contre la langue et contre la prosodie. L’auteur a été demandé par trois ou quatre voix à l’invitation desquelles il n’a pas obéi.

D'après la base César : pièce d'auteur inconnu, sans précision ni de genre, ni de nombre d'actes.

12 représentations, du 29 juillet au 17 septembre 1799. Le théâtre indiqué, Théâtre des Grands Danseurs, est le théâtre de la Gaîté, devenu en 1795 le Théâtre d'Emulation, avant de redevenir, en avril 1799 le Théâtre de la Gaîté... (voir dans la notice préliminaire de l'Histoire des Théâtres de Paris, de Lecomte, p. 25 et 30-31).

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