L'Impromptu de Neuilly

L'Impromptu de Neuilly, divertissement en un acte, paroles de Chazet, musique de M. Spontini, représenté à la Malmaison, le 18 mars 1807

Louis-Henry Lecomte, Napoléon et l'Empire racontés par le théâtre, 1797-1899 (Paris, 1900), p. 153-154 :

[L’Impromptu de Neuilly a été créé en 1807 à la Malmaison et est tout à la gloire de l’impératrice Joséphine. L’intrigue est d’une grande simplicité : elle sert seulement à mettre en valeur les qualités de cœur de la jeune fille qui remporte le concours qui sont à l’image de celles de l’impératrice, que la propagande impériale présente comme un modèle de bonté, quand Napoléon représente « le dieu des guerriers ». Lecomte parle d’« agréable ouvrage » et en donne un couplet qu’il juge significatif. La liste des acteurs contient les noms des proches de l’empereur et de sa femme.]

Paris, 1807 : L'Impromptu de Neuilly, divertissement en 1 acte, par A. de Chazet, musique de Spontini.

L'impératrice Joséphine, se rendant à la Malmaison, doit traverser Neuilly. M. de Blémont. maire du pays, a l'heureuse idée de promettre une dot de 3,000 francs à celle des pensionnaires de la maison d'orphelines qui aura trouvé le plus sûr moyen de plaire à la souveraine. Trois sœurs concourent pour ce prix ; l'une. Betsi, met en musique des couplets consacrés à l'impératrice ; la seconde, Annette, peint son portrait ; la troisième, Justine, à qui l'on n'a donné aucun talent, ne peut compter que sur sa gentillesse. Les deux premières ont pour amoureux Marc de l'Impromptu et Saint-Clair qui se croient l'un et l'autre assurés du succès ; Victor, amant de Justine, n'ose espérer comme eux ; c'est sa maîtresse pourtant qu'on couronne, car si Betsi est excellente musicienne, si Annette peint à ravir, Justine aide de sa bourse et de son travail une paysanne qui révèle à tous les bienfaits reçus, et cette bonne action paraît au maire le meilleur titre à la sympathie de l'Impératrice. Justine dotée épouse Victor, et l'on chante en chœur les vertus de celle dont la grâce captive tous les Français.

Agréable ouvrage, semé de très jolis couplets que celui-ci résume :

Sous les traits de Napoléon
Le Dieu des guerriers se devine,
Si la bonté portait un nom
On l'appellerait Joséphine.

Il fut représenté à la Malmaison, le 18 mars 1807, par ces acteurs sensationnels : la Princesse Pauline, Madame de La Valette, Madame de Rémusat, Madame de Nanzouty, le général Junot, MM. d'Angrosse, de Villeneuve et Germain.

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