Je fais mes farces

Je fais mes farces, folie en un acte, mêlée de vaudevilles, de Marc-Antoine Désaugiers, Gentil et Brazier, 4 février 1815.

A la date du 4 février, le Journal de Paris signale bien la première de la pièce. On trouve souvent mentionnée la date du 4 septembre, en particulier dans le Catalogue général de la BNF, mais c'est une erreur.

Théâtre des Variétés.

Titre :

Je fais mes farces

Genre

folie mêlée de vaudevilles

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

en prose, avec des couplets en vers

Musique :

vaudevilles

Date de création :

4 février 1815

Théâtre :

Théâtre des Variétés

Auteur(s) des paroles :

Marc-Antoine Désaugiers, Gentil et Brazier

Sur la page de titre de la brochure, à Paris, chez J. N. Barba, troisième édition, 1815 :

Je fais mes farces, folie en un acte, mêlée de vaudevilles, Par MM. Désaugiers, Gentil et Brazier ; Représentée pour la première fois, sur le Théâtre des Variétés, le 4 février 1815.

Monsieur Pinson a été le héros d’une seconde pièce, que la brochure, publiée à Paris chez Quoy et chez Barba en 1824, présente ainsi :

Pinson père de famille, ou la suite de Je fais mes farces, folie-vaudeville en un acte, Par MM. Désaugiers, St.-Laurent et ***, représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre des Variétés, le 6 novembre 1824.

Mercure de France, volume 62 (janvier-février 1815), n° DCLXX (11 février1815), p. 246 :

[La pièce est une folie de carnaval, et le critique constate qu’elle remplit bien ce programme. Elle fait rire, sans lésiner sur les moyens. Les auteurs sont restés anonymes, et on les comprend.]

Théâtre des Variétés. — Qu'on se représente Potier en jeune étourdi, ayant cent cinquante francs à dépenser, et voulant s'amuser à la foire de Sceaux ; qu'on se le figure, battu, trompé, mis à l'amende, et s'écriant à chaque fâcheux événement : est-on plus heureux que moi ? je fais mes farces (titre de la pièce), et l'on aura une idée de la folie de carnaval dans laquelle Brunet et Tiercelin jouent aussi, de peur qu'on ne rie pas assez : de pareilles bouffoneries échappent à l'analyse ; c'est un assaut continuel de lazzis, de rébus, de calembourgs, de quolibets, de pointes ; à la dernière scène, une dispute très-sérieuse s'engage entre les trois acteurs comiques, dans un théâtre de marionettes : Brunet tombe sur Potier, Potier tombe sur Tiercelin, le théâtre tombe sur eux, et la pièce seule reste debout. Les auteurs ont gardé l'anonyme ; souvenons-nous qu'en France on n'arrache pas les masques.

Magasin encyclopédique, ou journal des sciences, des lettres et des arts, 20e année, 1815, tome I, p. 408-409 :

[Une pièce sans prétentions, bien sûr, qui met en scène le personnage d’un farceur particulièrement maladroit, dont les farces se retournent constamment contre lui. Le critique a choisi de narrer ses aventures sur le mode ironique, le présentant s’amusant des coups qu’il reçoit. Le succès d’une telle œuvre repose sur ses acteurs (masculins). Elle a été sifflée, mais le critique promet qu’elle fera « rire longtemps ».]

THÉÂTRE DES VARIÉTÉS.

Je fais mes Farces, parade en un acte, jouée le 4 Février.

Voici un échantillon des farces de M. Pinson, garçon marchand, qu'on a surnommé le Papillon de la rue aux Ours. Il est dans l'usage d'aller les dimanches à la campagne, aux environs de Paris, et d'y faire ses farces ; il vient à la fête de Seaux pour s'amuser, et il s'y amuse beaucoup, en effet, mais d'une manière qui ne divertiroit pas tout le monde. Le plus grand plaisir de Pinson est de faire des niches et de mauvaises plaisanteries, et il en reçoit avec amour-propre la récompense. Il attrape tantôt des coups de pied, tantôt des coups de poing; ici des soufflets, là une volée de coups de canne. A chaque correction il s'écrie: Oh ! quelle bonne farce! oh ! comme je m'amuse !

Le farceur Pinson commande au plus fameux traiteur de Seaux, pour le mystifier, un repas de 24 couverts; il se dit l'envoyé des convives ; il a précédemment sollicité, par farce, un rendez-vous de Rossignolette, chanteuse ambulante qui, de son côté, veut s'amuser aux dépens du sot. Pinson confie ensuite le secret de sa bonne fortune au mari, M. Pantin, directeur de marionnettes. Il doit trouver cette dernière farce la plus amusante de toutes celles qu'il a imaginées : dupé par Rossignolette, battu par Pantin, condamné à l'amende, obligé de payer le repas qu'il a commandé, Pinson, s'il s'est amusé, s'en est donné pour son argent.

Brunet, Pothier et Tiercelin réunis ne peuvent permettre qu'on leur dispute le succès d'une parade.

Celle-ci a été sifflée : mais cela ne l'empêchera pas de faire rire longtemps.

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