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Jean de Nivelle ou les Oreilles et les perdrix

Jean de Nivelle, ou les Oreilles et les perdrix, vaudeville en un acte, de [Georges] Duval et *** [Dumersan], 17 février [1807].

Théâtre des Variétés-Panorama.

Almanach des Muses 1808.

Sur la page de titre de la brochure, Paris, chez Madame Cavanagh, 1807 :

Jean de Nivelle, ou les oreilles et les perdrix, folie vaudeville en un acte ; Par MM. Duval et ***. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre des Variétés-Montansier, à la Salle de la Cité, le 17 Février 1807.

*** : Dumersan.

Courrier des spectacles, n° 3662 du 20 février 1807, p. 2 :

[Jean de Nivelle, c’est bien le « héros » de la chanson dont le chien se sauve quand on l’appelle. Mais le critique n’imagine pas de parler de lui sans chercher qui il est dans l’histoire. Bien sûr, la pièce n’en fait pas un aristocrate, mais un modeste clerc de procureur, amoureux d’une actrice qui aime un autre. L’essentiel de l’intrigue, d’après le compte rendu, est un quiproquo, Jean de Nivelle croyant qu’on veut lui couper les oreilles, quand il s’agit seulement de découper des perdrix. Une fois le quiproquo dissipé, la pièce s’achève, l’amant épouse l’actrice et Jean de Nivelle n’épouse personne. Aucun jugement d’aucune sorte.]

Théâtre de la Cité.

Jean de Nivelle.

Qui n’a pas entendu parler de Jean de Nivelle et de son chien ? Quel étoit ce Jean de Nivelle ? C’est ce que les plus grands érudits n’ont pu encore définir. On convient cependant que ce Jean de Nivelle n’étoit pas un vilain ; on veut même que le sang des Montmorenci ait coulé dans ses veines.

Celui dont il s’agit n’est qu’un clerc de procureur qui fait sa cour à une jeune actrice nommée Alexandrine ; mais cette Alexandrine a elle même un amant nommé St Charles, qui joue comme elle la comédie. Jean de Nivelle reçoit pour son procureur une couple de perdrix ; St. Charles les lui demande pour en faire le plat d’honneur d’un souper de théâtre Le vieux Procureur se fâche, et veut couper les oreilles à son clerc : celui-ci fuit. Un des amis du Procureur, invité à manger les perdrix, arrive, et parle de les découper ; Jean de Nivelle qui ne le voit pas, croit qu’il est question de ses oreilles, et ce quiproquo fait tout l’intérêt de la pièce. Mais bientôt on parvient à s’entendre. St. Charles épouse Alexandrine, et Jean de Nivelle en est quitte pour la peur.

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