La Maison du Marais, ou trois ans d'absence

La Maison du Marais, ou trois ans d'absence, comédie en trois actes, mêlée de chants paroles d'Alexandre Duval, musique de Della Maria. 17 brumaire an 8 [8 novembre 1799].

Théâtre de l'opéra comique national, rue Favart

Titre :

Maison du Marais (la), ou trois ans d’absence

Genre

opéra

Nombre d'actes :

3

Vers / prose

prose, avec couplets en vers

Musique :

oui

Date de création :

17 brumaire an 8 (8 novembre 1799)

Théâtre :

Théâtre de l’Opéra Comique National, rue Favart

Auteur(s) des paroles :

Alexandre Duval

Compositeur(s) :

Della Maria

Almanach des Muses 1801

M. de Valmont est absent depuis trois ans ; pendant cet intervalle sa femme est devenue coquette, dissipée, et fait partager à sa fille son goût pour le luxe et la dépense. La jeune personne courant les fêtes et enivrée d'hommages, dédaigne l'amour naïf de son cousin qu'elle devait épouser, et lui préfère un jeune étourdi, pupille de son père. Les choses en sont là lorsque M. de Valmont arrive, et trouve sa maison absolument changée. Le mobilier antique et modeste est remplacé par un mobilier moderne et galant ; le salon de la bibliothèque est actuellement un salon de danse, etc. M. de Valmont se fâche, s'emporte, et veut fuir pour jamais sa femme et sa fille. la frayeur gagne celles-ci ; le repentir les atteint : elles font disparaître le mobilier moderne et revenir le mobilier antique, promettent de mener une vie sédentaire et réglée. M. de Valmont s'appaise, et redevient père aussi tendre que tendre époux.

Succès équivoque à la première représentation, où le grand courroux du personnage principal avait paru outré ; accueil plus favorable aux représentations suivantes.

Musique agréable, mais inférieure à celle du Prisonnier.

Dans ses Œuvres complètes, volume 4 (1822), Alexandre Duval présente ainsi sa pièce :

La Maison du Marais, ou trois ans d'absence, comédie en trois actes et en prose, mêlée de chants, Représentée en janvier 1800.

Il la fait précéder d'une notice, où il revient sur l'échec de sa pièce (p. 3-10) :

NOTICE SUR LA MAISON DU MARAIS.

Voici une des trois pièces de moi que le public a repoussées.

La chute me fut d'autant plus sensible que la pièce avait produit à la lecture, sur les comédiens et sur mes amis, un effet qui devait m'en prédire le succès. Les lectures ont cela de cruel pour un auteur, que le plus modeste d'entre eux, quand il a vu son ouvrage accueilli avec enthousiasme par un auditoire bénévole, ne doute pas un instant que le public ne se conforme à l'avis de ses premiers juges. Il croit sa pièce bonne parce qu'on le lui a dit. Et que de gens dans le monde qui, le plus souvent, ont à peine écouté un auteur dramatique, au moment où il fait le plus d'efforts, où il se brise la poitrine pour les amuser, dénigrent tout bas son ouvrage, et viennent ensuite l'accabler des plus sots compliments ! Notre pauvre auteur fatigué, tout ému de l'effet qu'il croit avoir produit, prend à la lettre les choses agréables qu'on lui prodigue. L'amour-propre, si naturel en pareil cas, ne lui permet pas de découvrir le persiflage, caché sous ces éloges. Il croit son ouvrage bon, parce qu'il lui a coûté beaucoup de peine, et ne doute point du succès, parce qu'il le désire. Mais bientôt l'ouvrage s'apprend, se répète, se joue ; et le public, qui n'est ni faux ni complimenteur, lui prouve en un instant qu'il faut rarement compter sur les succès de société.

Cependant je ne crois pas que les lectures dans le monde soient tout-à-fait inutiles pour tout auteur qui n'est pas aveuglé par l'amour-propre. Dans le nombre des observations que ceux qui se prétendent connaisseurs, peuvent lui faire après la lecture, il s'en trouve quelquefois une ou deux qui ne sont pas sans justesse. Il sera facile à l'auteur de voir si le passage blâmé par la critique est vraiment répréhensible : qu'il interroge plusieurs personnes, et si elles opinent pour que ce passage soit ou retranché ou modifié, l'auteur serait coupable de ne pas obtempérer à leur avis. Le public ne suit pas d'autres formes. Ce n'est qu'une majorité qui fait le succès d'un auteur ; car il n'en est aucun qui puisse se flatter d'obtenir l'unanimité. Mais il arrive souvent dans le monde, que, lorsqu'on voit un auteur accueillir les observations de quelques amateurs dont il recherche le suffrage, chacun se croit le droit de lui faire part des siennes ; et quelquefois elles sont si ridicules, qu'il n'est pas un homme de lettres qui ne regrette, après sa lecture, la peine qu'il s'est donnée.

J'ai souvent cédé aux invitations de mes amis, aux importunités des grands qui désiraient juger d'avance la pièce que j'allais donner aux Français. Si je me suis reproché quelquefois de m'être résigné à cet acte de complaisance, le plus souvent je me suis applaudi de l'épreuve à laquelle je soumettais mon ouvrage. Un peu d'expérience du monde m'ayant mis en garde contre les compliments de circonstance, et contre les observations de ces hommes qui ne vous parlent de votre ouvrage que pour chercher à montrer leur esprit, je ne jugeais l'effet de ma pièce que par l'impression muette, si je puis me servir de ce mot, qu'elle faisait sur la masse de mes auditeurs. Je cherchais surtout à surprendre les émotions que ma lecture produisait sur les femmes. Tout en débitant mes vers, j'épiais sur leur physionomie l'effet que produisait telle plaisanterie, ou tel passage intéressant. Dans tous les arts qui ont pour but d'émouvoir le cœur, les femmes sont d'excellents juges : elles se laissent toujours aller à leur premier sentiment ; et comme elles ne s'amusent point à analyser les impressions qu'elles reçoivent, on peut croire à l'effet qu'un ouvrage produit sur elles. Aussi, n'en déplaise à tous nos grands juges en littérature, je préférerais, surtout lorsqu'il s'agit de prononcer sur un ouvrage dramatique, un aréopage composé de femmes, à un tribunal d'hommes de lettres, fût-il uniquement formé de membres de l'Institut. Comme je l'ai dit, elles jugent franchement, d'après leur cœur, d'après ce qu'elles éprouvent ; il faut qu'elles soient amusées ou intéressées ; si vous n'y parvenez pas, soyez certain qu'avec la même franchise, mais seulement avec un peu plus d'égards, elles vous témoigneront leur impatience et leur ennui. Il n'en est pas ainsi d'une société d'hommes : chacun d'eux s'imagine qu'il ferait aussi bien que l'auteur qui lit son ouvrage ; il le juge d'après les connaissances qu'il a, ou croit avoir, il ne se laisse point entraîner ; il raisonne la gaîté et l'intérêt ; il recompose la pièce qu'il entend, d'après ses principes, ses idées; et si notre auteur n'a pas adopté, dans le cours de son ouvrage, la marche que chacun des auditeurs s'est tracée au commencement de la lecture, soyez convaincu que tous le jugeront détestable. J'en ai eu la preuve non pas une fois, mais dix ; et si j'avais eu la faiblesse de refaire mes pièces d'après les différents plans que chacun de mes auditeurs me donnait en particulier, j'aurais passé ma vie à reproduire le même ouvrage de vingt manières différentes. Je ne puis moi-même me soustraire à cette manie que je blâme dans les autres ; et lorsque j'entends un ouvrage d'un de mes confrères, je suis toujours prêt à croire que la pièce n'est pas bonne, parce que je n'aurais pas suivi le même plan que l'auteur. Le temps seul, l'expérience m'ont appris à me tenir en garde contre moi-même et m'ont prouvé qu'on pouvait arriver au même but par des chemins différents.

Voilà, j'en conviens, une bien longue digression sur les lectures de société ; mais comme cela ne sort pas de mon sujet, et que plus d'un auteur sentira peut-être la vérité de mes observations, le lecteur ne doit pas m'en faire un reproche.

J'en reviens à ma Maison du Marais de honteuse mémoire. Mon plus grand tort, en composant cette pièce, fut de lui donner la forme d'un opéra-comique. Le sujet était plus que suffisant pour une comédie, et la peinture que j'y présentais des ridicules modernes, exigeait des développements que m'interdisait le genre adopté par le théâtre auquel je l'avais destinée.

A cette époque de la révolution, il ne fallait pas être un grand observateur pour apercevoir le changement qui venait de s'introduire dans les mœurs. Le plaisir qu'on éprouvait d'être échappé aux désastres de la terreur, le changement dans les fortunes, le commerce qui se ravivait, et l'or, enfoui clans les murs ou jeté dans les citernes au temps des assignats, qui reparaissait avec abondance, et rappelait l'industrie en créant de nouvelles modes, tout cela donnait à la nation une physionomie nouvelle , mais aussi de nouveaux ridicules. C'est dans ce temps que les hommes, enveloppés dans un sac immense dont les poches touchaient le genou, semblaient rétrograder par le costume au temps de Louis XIV ; tandis que les femmes, par une mode contraire, devenues tout à coup des Aspasie, des Phriné, en avaient revêtu la simple tunique. A peine un tissu léger voilait les appas des beautés que l'on citait : leurs bras, leurs jambes que pressait un tissu de soie de la couleur de la peau, étaient ceints d'anneaux d'or ; et ces belles, esclaves de la mode plus que de leurs époux, quoique parées de tous leurs charmes, qu'elles livraient à l'œil libertin du vieillard et à la pudeur embarrassée du jeune homme, ne pouvaient cependant affronter sans danger l'indignation du peuple dans nos jardins publics.

C'est cette liberté de mœurs, ce cynisme dans la mode, que les femmes suivaient plus ou moins (car la nature ne leur avait pas accordé à toutes la possibilité de se montrer avec autant d'indécence), qui me donna l'idée de mettre en opposition les mœurs simples du Marais avec les ridicules de la chaussée d'Antin. L'idée de la pièce était bonne, mais je me trompai dans l'exécution. Comme dans la Manie d'être quelque chose, je ne songeai point que j'allais être jugé par ceux dont je voulais blâmer les travers ; et je ne pris point certaines précautions qui sont toujours indispensables quand on veut donner une leçon au public. Ce public cependant ne repoussa point les traits malins qui atteignaient les héros de la chaussée d'Antin ; mais la morale de l'habitant du Marais lui parut déplacée, et cela seul fit tomber la pièce. Mes amis, pour me consoler, attribuèrent la cause de cette chute à l'acteur, qui, en sa qualité de moraliste, crut devoir prendre le ton d'un prédicateur. Moi, je me rends plus de justice, et je n'attribue ce revers qu'à ma seule maladresse. Il se peut que l'acteur y ait contribué par le ton ampoulé et nazillard qu'il prenait habituellement dans ses rôles de père ; mais il m'était facile d'éviter ce danger, en donnant à mon vieillard moraliste, un ton plaisant et ironique, qui ne m'eût point fait quitter le ton ordinaire de la comédie. Certes, si j'avais à refaire cet ouvrage, je ne tomberais pas dans le même défaut. Si un personnage a le droit de parler quelquefois le langage direct de la raison, ce ne peut être que dans la haute comédie ; mais non à l'opéra-comique. Quant à l'idée première de la pièce, je suis convaincu, je le répète, qu'elle était bonne ; et la meilleure preuve que je puisse en apporter, c'est qu'on m'a souvent dérobé le fond du sujet, et que de ma pièce tombée, il s'est fait plus d'une pièce nouvelle. Je me suis un peu pillé moi-même, en terminant le Tyran domestique par le même tableau dont j'ai fait usage dans la Maison du Marais. Si la chute de cette pièce m'a causé quelque chagrin, c'est, comme je l'ai dit au commencement de cette notice, que mes amis, beaucoup d'hommes du monde et les comédiens m'en avaient prédit le succès ; c'est que, de plus, elle fut partagée par le compositeur de la musique, ce bon Della Maria qu'une mort imprévue ravit peu de temps après à son art et à mon amitié.

Courrier des spectacles, n° 980 du 18 brumaire an 8 [9 novembre 1799], p. 2 :

[Le public était venu, mais la pièce a échoué : après un premier acte « assez heureux », les deux suivants ont été contestés, des murmures faisant comprendre qe le public était venu pour s’amuser, et non pour recevoir des leçons de morale. La pièce a pu aller à son terme, mais sans qu’on demande les auteurs. L’intrigue, résumée ensuite, montre comment un jeune homme sème le désordre dans la maison de son tuteur pendant l’absence de celui-ci, et comment l’ordre y revient grâce au soupirant de la fille de la maison et à un vieux valet. Tout finit par s’arranger. La pièce n’est pas un véritable opéra-comique aux yeux du critique, qui trouve également excessive la colère du père de famille lorsqu’il revient à la maison. Mais on sent le talent du librettiste. Et le critique promet de revenir sur la musique si la pièce connaît plus de succès dans l’avenir.]

Théâtre Favart.

On s’étoit porté en foule hier à ce théâtre, pour y voir la première représentation de la Maison du Marais, ou Trois ans d'absence. Cette pièce n’a pas eu de succès. Le premier acte avoit été assez heureux, mais la critique des plaisirs du siècle présentée il est vrai un peu longuement, a déplu à ceux qui n’étoient venus que pour jouir d’un plaisir de plus ; et de violents mur mures ont accueilli les deux derniers actes. Cependant la pièce a été achevée ; mais les auteurs n’ont point été demandés.

Valmont, riche, mais paisible habitant du Marais, a quitté sa famille pour un voyage de long cours. Pendant son absence, un jeune homme à la mode, qui se trouve être son pupile, a totalement changé la maison, ou avec la société du monde brillant, il a introduit le luxe et les plaisirs les plus bruyants : la bibliothèque est changée en salle de danse ; la walse, les fêtes, les feux d’artifices occupent tous les moments de Mad. Valmont et d’Elise, sa fille, qui dédaigne l’amour trop sentimal [sic] d’Henry, son cousin, qui n’ayant pas changé ses manières, est devenu fort déplacé dans la maison. Le maître revient, apprend le désordre, en est témoin, et après s’être fait voir à sa femme et à sa fille, il veut les fuir pour toujours. Mais Henry et Picard, vieux valet de la maison, après avoir fait rentrer tout dans l’ordre, ramène cet époux, ce père irrité, qui oublie tout lorsqu’il peut encore se rasseoir sur le siège que lui ont laissé ses ayeux.

Le principal défaut de cet ouvrage nous a paru être dans le genre, qui n’appartient pas du tout à l’opéra-comique. D’ailleurs la colère du père, qui n’a à reprocher à sa famille que de la légèreté, est trop violente et ses sermons excessivement longs. Au milieu de ces défauts brille un véritable talent, dont l’auteur a déjà .donné plus d’une preuve. Si cette pièce a plus de succès aux représentations suivantes, nous aurons occasion de parler de la musique.

[Les représentations suivantes ne se sont sans doute pas déroulée de façon plus calme, et l’article pour la musique n’est, semble-t-il, pas paru.]

La Décade philosophique, littéraire et politique, an VIII, n° 6, 30 brumaire, p. 358 :

La Maison du Marais, ou trois ans d'absence.

Madame de Valmont, devenue propriétaire d'une fortune assez considérable, en l'absence de son mari prend et communique à sa fille le goût du plaisir et de la dépense ; elle fait changer son antique mobilier du marais contre des meubles de luxe ; elle distribue sa maison d'une manière plus commode, change une bibliothèque en salle de danse, reçoit brillante et nombreuse compagnie, donne des thés, fréquente les promenades du jour, se livre enfin à toutes les dissipations du monde agréable et frivole. La jeune Élise enivrée de fêtes et d'hommages, dédaigne alors l'amour simple et naïf de son cousin, auquel sa main était destinée, et toute cette conduite est l'effet des conseils d'un jeune étourdi, pupile de Valmont.

Le mari revient après trois ans d'absence : ce luxe, ces plaisirs, ces cercles, ces fêtes excitent son courroux ; il prêche contre ce qu'il appelle un désordre, moralise sur les dangers du luxe et de la dissipation, et veut fuir pour toujours et sa femme et sa fille, comme si elles étaient coupables des plus noirs attentats.

La frayeur et le repentir les convertissent : avec les soins du cousin dédaigné, et le secours d'un vieux valet de Valmont, elles remettent l'ancien mobilier, font disparaître les traces de ce qui peut blesser les yeux du rigoriste ennemi des nouvelles modes ; promettent de mener une vie sédentaire et réglée, et fléchissent enfin ce père et cet époux irrité.

Faire ainsi la censure amère des plaisirs frivoles mais permis, devant un public accoutumé à n'y voir que des amusemens innocens et légitimes, blâmer comme des crimes ce qui n'est après-tout qu'une légèreté ; fronder le luxe qui. fait circuler l'argent ; fronder les spectacles et les assemblées, quand on veut attirer du monde brillant à sa pièce ; fronder enfin la danse, la walse, les promenades, devant les amis de ces mêmes divertissemens, c'est à mon gré mal concevoir ses intérêts , et mal employer son talent.

Dans le tems où les distinctions de classes subsistaient en France, peut-être une bourgeoise enrichie qui se serait assimilée à la femme de qualité, eût prêté au ridicule, mais aujourd'hui pourquoi Madame de Valmont ne ferait-elle pas l'emploi de sa richesse à se procurer des jouissances qui appartiennent à tout le monde et ne blessent personne ? Telles sont les réflexions qui ont indisposé le public contre la morale trop austère du mari grondeur, et fait porter le contre-coup sur la pièce, à la première représentation ; mais au moyen de quelques corrections heureuses, elle a été plus goûtée aux représentations suivantes, et le public la voit maintenant avec plaisir.

Dans tous les cas, le C. Alexandre Duval aurait eu dans ses succès présens et futurs de quoi se consoler d'une occasion manquée.

Le C. Della-Maria devrait travailler davantage à perfectionner le talent aimable que la Nature lui a donné. On cherche toujours l'auteur du Prisonnier.

Magasin encyclopédique, ou Journal des sciences, des lettres et des arts, 5e année (1799), tome 4, p. 416-417 :

THÉATRE FAVART.

La Maison du Marais, ou trois Mois d'absence.

On s'étoit porté en foule, pour voir cette pièce, dont la première représentation a eu lieu le 17 brumaire. Le premier acte avoit été assez bien accueilli ; mais les deux derniers ont excité les plus violens murmures. Cependant la pièce a été achevée.

M. Valmont, riche habitant du Marais, a quitté sa maison pour un long voyage ; pendant son absence, un jeune homme, son pupille, a totalement changé la maison ; il y a introduit le goût des plaisirs, la bibliothèque est changée en salle de danse, on ne s'occupe plus que de fêtes et de feux d'artifice. Elise, fille de M. de Valmont, dédaigne Henri, son cousin, qui n'approuve pas ce nouveau genre de vie. M. Valmont revient, apprend le désordre de sa famille, et, après s'être fait voir à sa femme et à sa fille, il veut les fuir pour toujours. Mais Henri et Picard, vieux valet, ayant tout fait rentrer dans l'ordre, ramènent ce père irrité qui pardonne.

Le sérieux du sujet, les longs discours du père et sa colère trop violente, ont indisposé justement le public. L'ouvrage a cependant reparu.

D’après Nicole Wild et David Charlton, Théâtre de l'Opéra-Comique Paris : répertoire 1762-1972, la Maison du Marais a connu quatre représentations, les 17, 20, 24 et 27 brumaire an 8 [8, 11, 15 et 18 novembre 1799].

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