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Messieurs Bonnace, oncle et neveu

Messieurs Bonnace, oncle et neveu, comédie en un acte, 19 vendémiaire an 13 [11 octobre 1804].

Théâtre Montansier

Courrier des spectacles, 20 vendémiaire an 13 (12 octobre 1804), p. 2 :

[Compte rendu qui n’apprend pas grand chose sur la pièce, qui est tombée (elle est pourtant à l’affiche du 20 vendémiaire). Le critique ne parle ni du sujet, ni des personnages, ni des acteurs. Il se limite à décrire un beau charivari. Et ce n’est qu’après avoir rendu compte d’une autre œuvre, le Bouffe et le tailleur, la dernière pièce du jour, qu’il donne une indication sur l’auteur, sans donner son nom.

Théâtre Montansier.

MM. Bonnace, oncle et neveu, qui se sont montrés pour la première fois sur le Théâtre le plus indulgent de la capitale, en ont été repoussés par des procédes tres-rigoureux. Vainement alléguoit-on que beaucoup d’autres ouvrages de la plus humble médiocrité avoient obtenu grace auprès des spectateurs, d’autant plus faciles qu’ils sont plus inattentifs : Au moins, répondoit-on de toutes parts, les bêtises des uns sont gaies ; et après maints et maints sifflets, l’on a impérieusement demandé que la toile fût baissée, même avant la fin de l’ouvrage. Un mécontentement général a éclatté dans les foyers. Le public consentoit à être tolérant, mais non à être mystifié.

[…]

Vers la fin du spectacle, on répandoit que MM. Bonnace devoient l’existence à un acteur très-aimé de ce Théâtre. Chacun s’est empressé de le lui pardonner.

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