Monsieur Rikiki, ou le Voyage à Sceaux

Monsieur Rikiki, ou le Voyage à Sceaux, vaudeville en un acte, de Frédéric [Dupetit-Méré] et Roset, 21 mai 1806.

Théâtre des Jeunes Artistes.

Sur la page de titre de la brochure, à Paris, chez Maldan, 1806 :

M. Rikiki, ou le Voyage à Sceaux, vaudeville en un acte, Par MM. Frédéric et Roset. Représenté pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre des Jeunes-Artistes, le 24 Mai 1806.

Courrier des spectacles, n° 3397 du 25 mai 1806, p. 2-3 :

[Le critique accorde une grande importance au fait que la pièce, qualifiée de »bluette », d'« enfantillage », est jouée par des enfants. Il affirme que le choix de telles pièces pour de jeunes interprètes n'a pas de valeur formatrice. La pièce du jour repose sur des jeux de mots et des calembours, que le publie a salués avec enthousiasme. Les auteurs, nommés, « ont recueilli le prix de leurs veilles ». L'intrigue, rapidement résumée, repose sur l'habituel mariage d'une jeune fille que son père veut marier à Rikiki, « un marchand de tisanne » (profession qui ne fait pas rêver les jeunes filles ?), quand elle lui préfère à « un jeune peintre » qui, par la ruse, obtient la main de celle qu'il aime. La pièce est gaie, les couplets bien tournés, et les jeunes acteurs, des enfants, jouent bien.]

Théâtre des Jeunes Artistes.

Rikiki.

Cette bluette est un enfantillage qui convient à un théâtre d’enfans. Je ne sais cependant s’il est fort sage de surcharger leur mémoire de rébus, de calembourgs, etc. Une école dramatique où l’on ne joueroit que des pièces de ce genre ne produiroit pas à coup-sûr de grands talens, et ne formeroit des acteurs que pour les théâtres où regne exclusivement le calembonrg. Le public encourage trop souvent ces essais par ses applaudissemens. Rikiki a éprouvé une faveur particulière ; les jeux de mots y ont fait fortune, et les auteurs ont recueilli le prix de leurs veilles, en voyant l'enthousiasme avec lequel on demandoit à les connoître. Ce sont MM. Frédéric et Rozet. Le sujet de la pièce n’est pas une forte conception. Un certain Gallo, portier d’une école secondaire, et qui se pique de parler latin à tout propos, parce qu’il a balayé la poussière des classes, veut marier sa fille à un marchand de tisanne ; mais un jeune peintre nommé Adolphe, rival du futur, fait croire à Gallo que Rikiki a voulu enlever sa fille, projet qu’il avoit eu lui-même. Le père se fâche contre Rikiki, dégage sa parole, et donne sa fille à Adolphe. La pièce est gaie, plusieurs couplets annoncent de la facilité, et les jeunes Eleves qui y jouent, s’acquittent bien de leurs rôles.

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