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Le Niais de Sologne, ou Il n'est pas si bête qu'il en a l'air

Le Niais de Sologne, ou Il n'est pas si bête qu'il en a l'air, comédie en un acte, en prose, de Dorvigny, 1er frimaire an 7 [21 novembre 1798].

Théâtre Montansier, Variétés.

Dans le Courrier des spectacles, n° 633 du 1er frimaire an 7 [21 novembre 1798], la pièce est annoncée sous le titre de  : les Niais de Sologne, comédie. Mais le titre est bien au singulier.

Courrier des spectacles, n° 634 du 2 frimaire an 7 [22 novembre 1798], p. 2-3 :

[Compte rendu rapide d’une pièce à l’intrigue simple : un héritier venu de Sologne, qui réussit à faire ce qu’il veut en se faisant passer pour niais, et qui obtient la manufacture de son oncle et la main d’Angélique. Le succès a été mitigé, et si le nom de l’auteur a été demandé, c’est par « quelques personnes » seulement.]

Théâtre Montansier.

Lindor et Georget sont appelés à la succession d’un oncle, de laquelle dépendent une manufacture de porcelaine et une ferme. Le testament de l’oncle ordonne que celui de ses héritiers qui choisira la manufacture pour sou lot, épousera Angélique, fille de Duval son exécuteur testamentaire. Ce Duval protège Lindor, tandis qu’Angélique le déteste assez pour lui préférer son rival quelqu’il soit. Georget arrive de Sologne, et tout niais qu’il est, il obtient encore dans l’esprit d’Angélique la préférence sur Lindor. On lui apprend que le lot de la manufacture est le plus avantageux, et qu’on veut l’en dégoûter, mais prévenu, il déjoue les projets de Duval et de Lindor, en feignant devant ce dernier de ne savoir pas lire, et parvient à lui faire signer l’acceptation de la ferme, et à réserver pour lui la manufacture et la main d’Angélique.

Tel est le sujet de la pièce jouée hier pour la première fois à ce théâtre sous le titre du Niais de Sologne. Elle a été écoutée assez froidement. Quelques personnes ont demandé l’auteur ; c’est le cit. Dorvigny

La brochure, qui ne contient ni nom d'auteur, ni lieu et date de création, est datée de l'an VII, chez Barba.

Elle est attribuée à Dorvigny (dans la base César comme dans la collection Marandet, qui publie la brochure de Barba).

Ce Niais de Sologne est la troisième pièce à porter ce titre. Il ne faut pas la confondre avec la pièce de Taconet (1766), et encore moins celle de Raisin (3 juin 1686).

La base César me semble malencontreusement attribuer à la pièce de Raisin les représentations de celle de Dorvigny : dans la fiche de la pièce de Dorvigny, pas de représentation connue. Alors que la pièce de Raisin, curieusement,se voit créditer d'une représentation le 3 juin 1686, puis d'une longue série de représentations, du 21 novembre 1798 au 9 novembre 1799 : 16 représentations en novembre et décembre 1798, 41 tout au long de l'année 1799, jusqu'au 9 novembre. Toutes ces représentations au Théâtre de Montansier.

D'après le compte rendu du Niais espiègle, paru dans le Magasin encyclopédique, ou journal des sciences, des lettres et des arts, année 1812, tome II, p. 427-428, une pièce intitulée le Niais de Sologne a été jouée quelques années avant 1812 au Théâtre des Variétés ; elle est qualifiée de « petite comédie assez bien faite ».

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