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Il Burbero di buon cuore (le Bourru bienfaisant)

Il Burbero di buon cuore (le Bourru bienfaisant), opéra italien en deux actes, musique de Vincenzo Martini, 22 février 1791.

Théâtre de Monsieur.

Titre :

Burbero di buon cuore (il) (le Bourru bienfaisant)

Genre

opéra italien

Nombre d'actes :

2

Vers / prose

 

Musique :

oui

Date de création :

22 février 1791

Théâtre :

Théâtre de Monsieur

Auteur(s) des paroles :

Da Ponte

Compositeur(s) :

Vincenzo Martini y Soler

Mercure de France, tome CXXXIX, n° 12 du samedi 19 mars 1791, p. 113 :

[Le nouvel opéra, sur un livret de Goldoni traduit en italien, vaut surtout par le livret (contrairement à ce qu’on observe habituellement dans les opéras italiens), et la musique de Martini, sans être mauvaise, ne vaut pas celle de ses confrères italiens. On attend qu’on joue de lui des « ouvrages plus remarquables » parce que plus originaux. Bonne appréciation pour les interprètes. Et la remarque finale souligne que la musique italienne estmieux appréciée désormais.

Si Una Cosa rara est bien connu, j'ignore si l'Albore di Diana (ou l'Albore) a été joué en France.]

En Opéras Italiens, on a vu avec grand plaisir sur ce Théatre, Il Burbero di Buon Cuore, le Bourru bienfaisant, de M. Goldoni, traduit en Italien. Cette Piece a fait plaisir, & son succès est dû en grande partie au mérite du Poëme. Il y a cependant de fort jolies choses dans la musique ; mais elle a paru un peu faible à ceux qui sont accoutumés à la vigueur des Sarti, des Païsiello, des Cimarosa. Elle est de M. Vincenzo Martin, dont on doit entendre un jour au même Théatre Una Cosa Rara & l'Albore di Diana, Ouvrages bien plus remarquables par leur originalité. Cette Piece est parfaitement exécutée. M. Mandini est supérieur à lui-même dans le rôle du Bourru, & M. Rafanelli est, à son ordinaire, d'une vérité parfaite dans le rôle du vieux Serviteur.

Ce Théatre continue d'attirer l'affluence des Spectateurs, qui deviennent de jour en jour plus sensibles au grand mérite d'une musique excellente & supérieurement exécutée.

L’Esprit des journaux français et étrangers, 1791, volume 4 (avril 1791), p. 353-354 :

[Une fois n’est pas coutume, le critique a trouvé le livret supérieur à la musique (malgré les qualités de la musique). Pour le « poëme », il suffira de « retrancher un peu de récitatif, qui fait longueur dans son premier acte ». La musique, quoique moins remarquable que le livret, est « simple & quelquefois un peu monotone ; mais elle est fraîche, agréable, & les morceaux d’ensemble en sont très-beaux ». Et le jeu des acteurs est excellent. Un tel bilan, surtout pour un opéra italien, est rare !]

Il Burbero di buen cuore (le Bourru bienfaifant), opéra italien, en deux actes, mis en musique par Vincenzo-Martini, a été donné mardi 22 février, sur ce théâtre, avec le plus brillant succès. Il est difficile de citer à ce spectacle, un poëme mieux fait & plus intéressant, &, contre l'ordinaire (au théâtre de Monsieur), c'est la musique qui nous a paru ici un peu inférieure au poëme. Cet ouvrage a été arrangé en italien par l'auteur lui-même, par M. Goldoni, qui a suivi, pour ainsi dire, scene pour scene, & mot pour mot, la même piece qu'il a donnée au théâtre de la nation : nous nous dispenserons donc d'en faire connoître l'intrigue, puisqu’elle est exactement la même. L'auteur ne s’est permis, dans celle-ci, qu'un seul changement : c'est un épisode très-heureux qu'il a amené à la fin du premier acte, pour donner de l'effet à sa finale. Géronte, qui croit que sa niece Angélique n'a point d'amant, surprend un jeune-homme caché entre les deux portes de l'appartement de son neveu. Ce jeune-homme y a été placé par Angélique, au moment où elle a entendu venir son oncle. Géronte s'emporte contre lui; mais l’épouse de son neveu, qui arrive, lui dit que ce jeune homme alloit chez elle, qu'elle le connoît (ce qui est vrai), & que c’est un très-honnête homme. Géronte commence à s'adoucir, & pour achever de le calmer, on lui fait accroire que c'est un bijoutier qui venoit lui offrir des bijoux pour sa niece, qu'il veut marier à son ami Dorval. Gèronte alors demande des excuses au jeune homme, & se repent de sa vivacité ; ce qui est parfaitement dans son caractere, Nous conseillons à l'auteur de retrancher un peu de récitatif, qui fait longueur dans son premier acte, & son poëme marchera très-bien. La musique est simple & quelquefois un peu monotone ; mais elle est fraîche, agréable, & les morceaux d’ensemble en sont très-beaux. M. Mandini a joué avec beaucoup de talent le rôle du Bourru ; M. Raffanelli a mis, comme à son ordinaire, un excellent comique dans celui de Picard ; & Mlle. Baletti, avec une voix charmante & un goût fini, a mis de l'innocence, de la candeur & de la sensibilité dans celui d'Angélique. Les autres rôles sont très-bien joués & chantés par MM. Rovedino, Viganoni, Scalzi, & par Mlles. Mandini & Simonette. Le public a témoigné à Mde. Mandini combien il prisoit ses talens, dont elle l'avoit privé par une longue indisposition.

La comédie de Goldoni, le Bourru bienfaisant, a été représentée pour la première fois le 4 novembre 1771.

D’après la base César : le livret est attribué à Lorenzo da Ponte, la musique à Vincente Martín y Soler. Dans la Bibliothèque de Soleinne, la pièce porte le n° 4766 et est présentée comme un « dramma giocoso per musica, in due atti, tratto dalla comedia francese del signor Goldoni ». Elle a connu 8 représentations, du 22 février 1791 au 10 février 1792.

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