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Le Petit gagne-petit, ou l'Erreur d'une mère

Le Petit gagne-petit, ou l'Erreur d'une mère, comédie en un acte, en prose, mêlée de vaudevilles, de F. Bernard-Valville, 27 pluviôse an 8 [16 février 1800].

Théâtre de la Gaîté.

C’est bien la pièce que l'Almanach des Muses de 1801 appelle Le Gagne-Petit.

Sur la page de titre de la brochure, Paris, chez Huet et chez Charon, an viii :

Le petit Gagne-Petit, ou l'erreur d'une mère, comédie en un acte, en prose, mêlée de vaudevilles ; Par F. Bernard-Valville. Représentée sur le théâtre de la Gaîté.

E parvis ingentes nascuntur fluvii rivis.

En français : Des petits ruisseaux naissent les grands fleuves.

Courrier des spectacles, n° 1080, du 28 pluviôse an 8 [17 février 1800], p. 2 :

[La pièce jouée la veille au Théâtre de la Gaîté est plus un drame qu’un vrai vaudeville. Ses couplets, « bien tournés » ont contribué à son succès. L’intrigue est fort attendrissante, de ce frère qui revient à la maison après avoir fait fortune dans l’humble métier de gagne-petit (un rémouleur ambulant, qui voyage avec sa brouette). Il se fait voler sa bouette, on croit que c’est son frère qui a fait le coup, mais tout s’arrange, et le gagne-petit y gagne même de se marier avec sa chère cousine. « L’auteur a été vivement demandé ».

Théâtre de la Gaîté.

La première représentation du Petit Gagne-petit, donné hier à ce théâtre, y a obtenu beaucoup de succès. Ce vaudeville s’écarte un peu du genre favori de Momus, c’est-à-dire de la gaîté, car c’est un petit drame ; mais semé de couplets agréables et bien tournés, il a fait un grand plaisir.

Un jeune homme revient dans ses foyers avec la brouette du gagne-petit, à qui il doit la fortune qu’il a amassée. La première personne qu’il rencontre est un frère jadis fier et dédaigneux, aujourd’hui humble et rongé de remords , qui a abandonné sa mère. Le Gagne-petit s’empresse d’aller la consoler, mais à quelques pas de la, on l’attaque et on lui prend sa brouette. Grande désolation du jeune homme qui vient sommer le procureur-fiscal du lieu de faire arrêter les voleurs. Les ordres sont donnés, et on saisit, qui ? le frère du Gagne-petit lui-même. Mais il parvient à se faire entendre et il déclare qu’il vient d’enlever aux voleurs ce gage de la fortune de son frère, et qu’il le lui ramenoit au moment où il a été arrêté. Sa mère, qui vient de retrouver un fils dans le Gagne-petit, pardonne a son fils ingrat, et l’unit en mariage à sa cousine, qu’il aime depuis long-tems.

L’auteur a été vivement demandé : c’est le cit. Bernard-Val ville.

Journal général de la littérature de France, troisième année (1800), Pluviose an VIII de la République, p. 63 :

Théâtre de la Gaieté. Le Gagne-Petit, vaud. 1 acte, du cit. Bernard Valville. – Un gagne-petit revient chez lui riche, humilie son frère aîné, qui a délaissé sa mère ; la brouette du gagne-petit est volée, on arrête le frère, et tout finit par l'indulgence maternelle et par le mariage du gagne-petit avec sa cousine.

L'examen rapide du Courrier des spectacles (deuxième semestre de l'an viii, germinal-fin de l'année) fait apparaître les représentations suivantes :

n° 1081 du 29 pluviôse, au théâtre de la Gaîté : le Petit Gagne-petit ;

n° 1085 du 3 ventôse, au théâtre de la Gaîté : le Gagne-petit ;

n° 1087 du 5 ventôse, au théâtre de la Gaîté : le Petit Gagne-petit ;

n° 1090 du 8 ventôse, au théâtre de la Gaîté : le Petit Gagne-petit ;

n° 1093 du 11 ventôse, au théâtre de la Gaîté : le Petit Gagne-petit ;

n° 1097 du 15 ventôse, au théâtre de la Gaîté : le Petit Gagne-petit ;

n° 1104 du 22 ventôse, au théâtre de la Gaîté : le Petit Gagne-petit ;

n° 1117 du 5 germinal, au théâtre de la Gaîté : le Petit Gagne-petit ;

n° 1123 du 11 germinal au théâtre de la Gaîté : le Gagne-petit ;

n° 1138 du 26 germinal au théâtre de la Gaîté : le Gagne-petit ;

n° 1144 du 2 floréal au théâtre de la Gaîté : le Gagne-petit ;

n° 1146 du 4 floréal au théâtre de la Gaîté : le Gagne-petit ;

n° 1155 du 13 floréal au théâtre de la Gaîté : le Gagne-petit ;

n° 1158 du 16 floréal au théâtre de la Gaîté : le Gagne-petit ;

n° 1170 du 28 floréal au théâtre de la Gaîté : le Gagne-petit ;

n° 1173 du 1er prairial au théâtre de la Gaîté : le Gagne-petit ;

n° 1200 du 28 prairial au théâtre de la Gaîté : le Gagne-petit ;

n° 1243 du 11 thermidor au théâtre de la Gaîté : le Gagne-petit ;

n° 1273 du 11 fructidor au théâtre de la Gaîté : le Gagne-petit.

Le Théâtre de la Gaîté est parfois absent de la page d’annonce des programmes du Courrier des spectacles. Et la pièce a pu être jouée après fructidor

La base César signale un Gagne-petit, dû à Charles-Jacob Guillemain, créé en 1776, reprise en 1786, et jouée tout au long des années 1789-1799. Mais ce n’est pas la même pièce.

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