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Les Petits troubadours

Les Petits troubadours, mélodrame lyrique en trois actes, à grand spectacle, de Frédéric [Dupetit-Méré], musique d’Arquier, ballet de Hullin, 16 octobre 1807.

Théâtre de la Gaieté.

Almanach des Muses 1808.

Sur la page de titre de la brochure, Paris, chez Fages, 1807 :

Les petits Troubadours, mélodrame lyrique en trois actes, à grand spectacle, Par M. Frédéric ; Musique de M. Arquier, Ballet de M. Hullin. Représenté, pour la première fois, sur le Théâtre de la Gaîté, à Paris, le 15 octobre 1807.

Bulletin de Lyon, n° 102, 23 décembre 1807, p. 408 :

L'auteur des Petits Troubadours a fait presque une innovation en composant cette pièce. Pour le sujet, le plan et la marche, c'est un mélodrame ; pour le dialogue et les couplets, c'est un vaudeville ; pour les grands chœurs et les grands airs, c'est un opéra. Cet ouvrage réunit donc trois genres ; et s'il réunit ce qu'il y a de bon dans chacun d'eux, il doit donc plaire trois fois plus qu'un autre ; aussi le succès n'en a-t-il été douteux. La base en est simple. On n'y trouve aucune situation terrible et invraisemblable ; mais les scènes en sont attachantes sans être bizarres. Il y a peut-être bien quelques rapports avec un mélodrame intitulé le Pèlerin blanc ; mais ce sujet appartenait à tout le monde, puisque tout le monde a entre les mains les Orphelins du hameau, de M. Ducray-Duminil : d'ailleurs, ce n'est pas la première fois que deux auteurs exploitent la même mine ; et pourvu qu'ils en tirent l'un et l'autre un ouvrage agréable, le public, loin de blâmer la ressemblance du fonds, est bien aise de voir comment les deux pièces ont été traitées, et de pouvoir donner la préférence à l'une d'elles.

Ce mélodrame a été joué avec beaucoup d'ensemble ; on a été fort content de tous les acteurs : on a distingué entr'autres les deux Petits Troubadours, Mlle. Lacaille, qui est fort aimée du parterre, et Mlle. Jenny, l'une des danseuses, que l'on a chargée de plusieurs rôles qu'elle a remplis avec beaucoup d'intelligence. Elle possède un organe flatteur, une jolie voix, et toutes les dispositions nécessaires pour former une bonne actrice, si on lui donne les vrais principes, et si on ne l'abandonne pas à cette mignardise, fort agréable à son âge, mais qui, dégénérant en grimace, fait bientôt d'une charmante enfant, une actrice froide, minaudière et sans talens.         F.** P.*

Les Petits troubadours pourraient bien être deux :

  • Le Journal de Paris signale, pendant l’été 1807, une série de représentations de les Petits Troubadours sur un théâtre appelé les Nouveaux Troubadours : 29 juillet, 30 juillet, 31 juillet, 1er août, 4 août, 5 août, 7 août, 8 août, 11 août, 13 août.

  • La première de la pièce homonyme au Théâtre de la Gaîté a bien eu lieu le 16 octobre, d’après le Journal de Paris, suivi d’une représentation le 17, le 21, le 22, le 25, le 28 (je me suis arrêté à la fin du mois d’octobre). C’est de cette pièce que parlent les documents réunis ici.

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