La Belle hôtesse

La Belle hôtesse, comédie en un acte, mêlée de vaudevilles, par MM. Chazet et Vallée [et Léger], 22 mars 1806.

Théâtre du Vaudeville.

Almanach des Muses 1807.

Titre :

Belle hôtesse (la)

Genre

comédie mêlée de vaudevilles

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

en prose, avec des couplets en vers

Musique :

vaudevilles

Date de création :

22 mars 1806

Théâtre :

Théâtre du Vaudeville

Auteur(s) des paroles :

Chazet et Vallée [et Léger]

Sur la page de titre de la brochure, Paris, chez Mad. Cavanagh, 1806 :

La Belle Hôtesse, comédie en un acte, mêlée de vaudevilles ; Par MM. Chazet et Vallée : Représentée pour la première fois à Paris, sur le Théatre du Vaudeville, en avril 1806.

Courrier des spectacles, n° 3333 du 23 mars 1806, p. 2 :

[Le critique commence par souligner combien madame Belmont contribue à la réussite de tout ce qu'elle joue (ce qui n'est pas un éloge franc de la pièce !). La pièce nouvelle est comparée à une pièce récente, Isaure ou l'Inconstant dans l'embarras. Même genre de situation ? Ou même faiblesse de l'intrigue, compensée par des détails agréables ? L'intrigue est sans vraie surprise : un officier inconstant s'éprend de la femme chez qui il loge, et oublie qu'il était sur le point d'épouser une jeune veuve (une de plus : le théâtre du temps en est richement pourvu). Celle-ci vient déguisée en officier et avec la complicité de l'hôtesse reconquiert le cœur de son amant à qui elle « accorde sa main ». La pièce a eu du succès « malgré quelques invraisemblances », qui ne sont pas celles qu'on pourrait croire. Les auteur sont été demandés, et les actrices sont félicitées (rien à dire des acteurs ?). L'article s'achève par des couplets qui «  ont été redemandés ».]

Théâtre du Vaudeville.

La Belle Hôtesse.

On est toujours sûr de réussir quand on a pour se soutenir une actrice telle que Mad. Bellemont. La Belle Hôtesse a quelque ressemblance avec l'Inconstant dans l'embarras ; le fonds en est foible, mais les détails sont agréables.

Frédéric, jeune officier prussien, est venu de Berlin à Potsdam, pour quelques affaires. L’Hôtesse chez laquelle il demeure, lui a inspiré le goût le plus vif ; et il a presque oublié Mad. de Saintré, jeune veuve qu’il devoit épouser à son départ de Berlin ; celle-ci piquée de son oubli, se déguise en officier, et vient descendre à Potsdam, chez l’Hôtesse sa rivale. Un incident fait découvrir sa ruse, et d’accord avec la Belle Hôtesse, elle donne de la jalousie à Frédéric ; elle va même jusqu’à montrer un portrait. Frédéric croyant que c’est un présent de la Belle Hôtesse, regarde ce portrait, et est confondu de reconnoître Mad. de Saintré, qui lui pardonne ses torts et qui lui accorde sa main.

La représentation de cette pièce a eu beaucoup de succès, malgré quelques invraisemblances, telles que le crédit de la Belle Hôtesse à la cour, et ses relations avec les ministres. Les auteurs demandés et nommés sont MM. Chazet et Vallée.

La pièce a été très-bien jouée. Mad. Belmont dans le rôle de l’Hôtesse, et Mlle. Desmares dans celui de l’Officier ont été charmantes. Les couplets suivans.

Frédéric dit à la belle Hôtesse :

Air : Cinquième édition.

De n’éprouver qu’un froid respect,
En vous voyant , est-on le maître ?
Non, j’ai senti qu’à votre aspect
Comme un éclair l'amour doit naître.

L’Hôtesse répond :

De ce point qui vous paroît clair
Je ne suis pas très-assurée ;
L’amour qui naît comme l’éclair
N’en a souvent que la durée.

L’hôtesse dit en parlant de son veuvage :

Air : de Fauchon.

D’un vif amour , je le confesse,
J’ai senti la brûlante ardeur
Pour un époux dont la tendresse
Trop peu de tems fit mon bonheur.
Mais j'ai juré que de ma vie
Je ne ferois un autre choix ;
L hymen est une loteri.
Où 1'on ne gagne pas deux fois^

Magasin encyclopédique, ou Journal des sciences, des lettres et des arts, 11e année, 1806, tome III, p. 203 :

[Une pièce sans originalité (l’amant infidèle n’est pas un sujet neuf !), qui n’obtient pas un grand succès, malgré « quelques éclairs d'esprit et des couplets à la mode ». la vraisemblance n’est pas non plus sans faille. Mais l’actrice était si charmante...]

Quelques éclairs d'esprit et des couplets à la mode n'ont pu procurer à la Belle Hôtesse un grand succès. Un amant infidèle, ramené à son premier amour par une femme qui ne l'aime pas, n'a rien offert de neuf. On a trouvé assez singulier que la Belle Hôtesse fût assez bien avec le ministre pour disposer d'une pension et d'une lieutenance. Voilà tout ce qu'il y a de remarquable dans ce petit ouvrage, dont le premier mérite étoit d'offrir madame Belmont dans le rôle de la Belle Hôtesse.

Les auteurs sont MM. Chazet et Vallée.

 

Le Catalogue général de la BNF donne comme troisième auteur François-Pierre-Auguste Léger.

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