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Le Baron de Felsheim (1811)

Le Baron de Felsheim, mélodrame. en trois actes, d'Alexandre Bernos, musique de Quaisain et Lanusse, ballet de Millot16 février 1811.

Théâtre de l'Ambigu-Comique.

Titre :

Baron de Felsheim (le)

Genre

mélodrame

Nombre d'actes :

3

Vers / prose ?

en prose

Musique :

oui

Date de création :

16 février 1811

Théâtre :

Théâtre de l’Ambigu Comique

Auteur(s) des paroles :

Alexandre Bernos

Compositeur(s) :

Quaisin et Lanusse

Chorégraphe(s) :

Millot

Almanach des Muses 1812.

Sur la page de titre de la brochure, Paris, chez Barba, 1811 :

Le Baron de Felsheim, mélodrame en trois actes, imité du roman de M. Pigault-Lebrun ; Représenté pour la première fois sur le Théâtre de l'Ambigu-Comique, le samedi 16 février 1811.

Magasin encyclopédique, ou journal des sciences, des lettres et des arts, 16e année, 1811, tome II, p. 160 :

[Compte rendu ironique ou pas ? Peut-être pas...]

THÉATRE DE L'AMBIGU COMIQUE.

Le Baron de Felsheim, mélodrame en trois actes, sans poison, sans assassinats, se ressent de la gaieté et de l'originalité du Roman de Pigault Lebrun dans lequel il a été puisé.

La Revue du Nord de la France publie, dans son tome premier (Paris, 1854), n° 1, un article de Pierre Legrand intitulé « Sur les œuvres dramatiques de M. Alexandre Bernos », p. 6-20. Il y est question du Baron de Felsheim, p. 16-18 :

On remarque que M. Bernos prend volontiers le sujet de ses pièces dans des ouvrages déjà connus. Nous l'avons vu puiser dans les Trois Gilblas de Pigault-Lebrun le fond et quelques détails du Siège du Clocher, nous allons le voir encore emprunter à ce dernier auteur les personnages principaux du Baron de Felsheim.

M. Bernos manque-t-il d'invention, ou se défie-t-il de son imagination ? je ne sais trop. Peut-être a-t-il besoin, pour agir plus puissamment sur son public habituel, de ne mettre en scène que des caractères historiques ou populaires qui ne lui sont pas tout à fait étrangers.

Sous ce dernier point de vue, les œuvres de Pigault-Lebrun, en pleine vogue à cette époque, lui ouvrirent une mine inépuisable d'esprit et de gaité.

Si, devenus hommes, et chargés d'années, nous repoussons aujourd'hui de nos bibliothèques l'Enfant du Carnaval, M. Botte et le Baron de Felsheim, pouvons-nous oublier ces gais romans lus et relus en cachette, et tant de fois dérobés à la vigilance paternelle ou magistrale dans le fond du pupitre ou derrière l'oreiller ?

C'était, en 1810, la littérature à la mode. Comme la plus belle fille du monde, l'Empire ne pouvait, en pareille matière, donner que ce qu'il avait, et M. Bernos était certain, en montrant les personnages du Baron de Felsheim au public, de les voir accueillir comme de vieilles connaissances. C'est le secret du succès obtenu de nos jours par les Mousquetaires.

La pièce, qui fut jouée le 16 février 1811, faisait défiler au milieu d'une intrigue vive et spirituelle, non plus le digne baron, représenté antérieurement sur la scène du vaudeville par l'acteur Joly, dans la Tour de Witikind, mais Brandt son fidèle hussard, Crettle, le jeune baron, et la figure historique du grand Frédéric, type classique comme l'est devenue depuis l'image de Napoléon.

[…]

Pour en revenir au Baron de Felshcim, cette pièce fit fureur.

« Le fond de ce mélodrame, dit le Journal de l'Empire du 19 février 1811, n'est ni un oppresseur puni, ni un innocent arraché à la persécution ; c'est le triomphe, non de l'innocence, mais de l'étourderie, et c'est une nouveauté piquante. Le comique de la pièce délasse des horreurs obligées des noirs mélodrames. »

« Le Baron de Felsheim, dit, à son tour, le journal des Petites-Affiches du 26 février 1811, voilà un mélodrame qui se soutient sans le secours des décorations, des combats, des niais et des aventures extraordinaires ! la vraisemblance, le style, une conduite sage et un dénouement heureux ont contribué à son succès...

« L'auteur de cette pièce, M. Bernos, nous avait déjà préparés à ce genre amusant par le Siège du Clocher. Cette production originale et d'un bon comique annonçait dans son auteur un homme capable de faire mieux, et M. Bernos vient de le prouver dans le Baron de Felsheim, qui joint, à la gaîté du Siège du Clocher, un meilleur fond de plaisanterie, un style plus soigné, un ton de décence qui appartient plus à la comédie qu'au mélodrame. »

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