La Petite gouvernante

La Petite gouvernante, comédie en deux actes et en prose, mêlée de vaudevilles, de Moreau et Gentil ; 2 juin 1811.

Théâtre du Vaudeville.

Titre :

Petite gouvernante (la)

Genre

comédie mêlée de vaudevilles

Nombre d'actes :

2

Vers / prose

en prose, avec des couplets en vers

Musique :

vaudevilles

Date de création :

2 juin 1811

Théâtre :

Théâtre du Vaudeville

Auteur(s) des paroles :

Moreau et Gentil

Almanach des Muses 1812.

Sur la page de titre de la brochure, Paris, chez Barba, 1811 :

La petite Gouvernante, comédie En deux Actes et en Prose, mêlée de Vaudevilles, Par MM. Moreau et Gentil ; Représentée , pour la première fois, à paris, sur le Théâtre du Vaudeville, le 2 Juillet 1811.

Mercure de France, n° DXXVI, du samedi 17 août 1811, p. 323 :

[Le Mercure parle avec retard de la pièce, ce qui lui permet d’en mesurer le succès à chaque représentation. Le rôle principal, bien servi par madame Hervey, est très apprécié. Le public n’adhère pas aux reproches sévères qu’on fait à cette petite gouvernante d’être « un peu romanesque » et applaudit une pièce ayant «  une action attachante, un dialogue vif et des couplets spirituels ».]

Théâtre du Vaudeville. La Petite Gouvernante. — Il n'est jamais trop tard pour rendre compte d'un ouvrage qui a obtenu un grand succès, et, ce qui est plus rare, un succès mérité. Des circonstances particulières nous ont empêché d'entretenir nos lecteurs de la Petite Gouvernante, et nous nous félicitons de ce retard puisqu'il nous permet de dire que chaque nouvelle représentation justifie l'accueil favorable que le public a fait à cet ouvrage à sa première apparition. Le parterre doit être content de cette petite gouvernante ; elle est jolie, bonne, spirituelle, et la grâce que lui prête Mme Hervey ajoute encore un nouveau charme à ce qu'elle dit. Elle sort d'une famille connue du public et que même il a pris sous sa protection spéciale, car c'est dans le joli ouvrage des Contes à ma Fille de M. Bouilly, que MM. Moreau et Genty ont puisé leur sujet. Quelques critiques sévères ont reproché à notre petite gouvernante d'être un peu romanesque : ils ont assuré que dans la société on ne se conduisait pas tout-à-fait ainsi ; elle n'a répondu que par les applaudissemens qu'elle reçoit chaque jour, et qui sont justifiés par une action attachante, un dialogue vif et des couplets spirituels.

Cet ouvrage est du petit nombre de ceux qui doivent rester au répertoire.

Magasin encyclopédique, ou journal des sciences, des lettres et des arts, 16e année, 1811, tome IV, p. 157 :

[Pièce adaptée d’un conte de Bouilly. Le résumé de l’intrigue montre une histoire sérieuse, mais pleine de bons sentiments. La principale qualité de la pièce : l’intérêt qu’on prend à cette petite gouvernante. Elle doit son succès en bonne part à l’actrice principale. Auteurs demandés et nommés.]

THÉATRE DU VAUDEVILLE.

La Petite Gouvernante, comédie en deux actes, jouée le 2 juillet.

Les contes de M. Bouilly fourniront le sujet de plusieurs pièces de théâtre. La Petite Gouvernante qui se présente la première, est un sujet un peu sérieux pour le Vaudeville.

La fille de M. d'Héricourt étant devenue veuve, a épousé en secondes noces M. Dartimon, capitaine de vaisseau ; quoiqu'elle eût de son premier mariage une fille, nommée Clara. Le beau-père et le gendre n'ont pu s'accorder, et M. d'Héricourt s'est retiré dans une petite maison de campagne. Il s'agit de les réunir. Clara d'accord avec un vieux domestique, au lieu de se rendre à sa pension, a imaginé d'aller trouver son grand-père, et de se mettre à son service, sous le nom d'une paysanne. Le grand papa ne se doute de rien, et conçoit pour cette aimable enfant la plus tendre amitié, en reconnoissance des soins qu'elle lui prodigue. En même temps elle a inspiré une vive passion à un Colonel, qui l'a suivie au village. Cet officier amène à M. d'Héricourt sa fille et son gendre ; tout le monde se réconcilie et rend grâce à la petite gouvernante.

Cette pièce offre de l'intérêt ; le succès a été complet ; il est dû surtout au jeu facile, aimable et vrai de Madame Hervey.

Les auteurs ont été demandés: ce sont MM. Moreau et Gentil.

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