Paris volant, ou la Fabrique d’ailes

Paris volant, ou la Fabrique d’Ailes, vaudeville épisodique en un acte, d'Ourry, Moreau et Théaulon, 13 juin 1812.

Théâtre du Vaudeville

Titre

Paris volant, ou la Fabrique d’ailes

Genre

vaudeville épisodique

Nombre d'actes :

1

Vers / prose ?

prose avec couplets en vers

Musique :

vaudevilles

Date de création :

13 juin 1812

Théâtre :

Théâtre du Vaudeville

Auteur(s) des paroles :

MM. Ourry, Moreau et Théaulon

Sur la page de titre de la brochure, à Paris, chez Mad. Masson, 1812 :

Paris volant, ou la Fabrique d’ailes, folie épisodique en un acte, en prose et en vaudevilles ; Par MM. Moreau, Ourry et Théaulon. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre du Vaudeville, le mardi 23 juin 1812.

Magasin encyclopédique, ou journal des sciences, des lettres et des arts, 17e année, 1812, tome IV, p. 199-200 :

[Le personnage principal est une sorte de savant fou qui, après d'autres expériences, propose de vendre des ailes. Les clients affluent, désireux pour d'étonnantes raisons de prendre leur envol, jusqu'à ce qu'un incroyable vienne sur scène se moquer de cette envie de voler l'espace aux oiseaux. La pièce s'achève par une « vraie mascarade » au cours de laquelle l'amant de la fille du marchand d'ailes, déguisé en chinois, enlève sa bien aimée, son père étant bien obligé de consentir au mariage. La pièce vaut surtout par « de fort jolis couplets, pointes et méchancetés ». Les auteurs sont nommés, gage de succès de la pièce.]

THÉATRE DU VAUDEVILLE.

Paris volant, ou la fabrique d'ailes, vaudeville épisodique en un acte.

M. Dumont, partisan fanatique de tontes les nouvelles découvertes dont il s'empare pour les perfectionner, a dépensé une grande partie de sa fortune en expériences plus folles les unes que les autres ; mais il espère bien s'enrichir promptement grâce au vol à tire d'ailes. Il a établi une fabrique d'ailes dont il prétend fournir tout Paris. Deja les chalands se présentent:  le premier est M. Rime-en-l'air, poète lyrique, qui a grand besoin d'ailes pour s'élever au Parnasse; le second, M. Duplomb, danseur, qui fait les Zéphirs depuis quarante printemps, et qui sent que des ailes lui seroient bien nécessaires pour se soutenir à la même hauteur. Arrive ensuite une famille extravagante composée de Monsieur, de Madame et de Mademoiselle Gobe-tout ; les deux époux ne désirent des ailes que pour s'envoler bien loin l'un de l'autre, et la petite Nini, leur fille, que pour s'élancer par-dessus les murs de sa pension.
En opposition avec tous ces gobe-mouches figure M. Frivolet, jeune, incroyable très-incrédule, qui persiffle le marchand d'ailes. Il détaille, dans un couplet très-piquant et fort bien tourné, la manière dont les oiseaux, à qui nous allons ravir leur domaine, viendront à leur tour se nicher dans cette grande ville. Le dénouement est une vraie mascarade. Doryal, amant de la fille du fabricateur d'ailes, arrive déguisé en mandarin. Dumont, qui se fait appeler M. Dédale, n'a rien de plus pressé que de régaler S. Exc. chinoise du vol à tire d'ailes. Pendant que fous les yeux sont fixés en l'air, Dorval enlève Adèle; et le faiseur d'expériences, obligé de consentir à leur mariage, est assez surpris de voir que la seule personne qui, chez lui, n'eût pas d'ailes, soit précisément celle qui ait pris sa volée.
De fort jolis couplets, pointes et méchancetés, ont assuré le succès de cette folie de MM. Ourry, Moreau et Théaulon.

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