La Réunion de Famille ou le Jour de l'an

La Réunion de Famille ou le Jour de l'an, comédie en un acte mêlée de vaudevilles, de Radet, 9 nivose an 12 [31 décembre 1803].

Théâtre du Vaudeville.

La pièce a été reprise le 10 nivôse an 13 [31 décembre 1804]

Titre :

La Réunion de famille ou le Jour de l’an

Genre

comédie mêlée de vaudevilles

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

prose, couplets en vers

Musique :

vaudevilles

Date de création :

9 nivôse an 12 [31 janvier 1803]

Théâtre :

Théâtre du Vaudeville

Auteur(s) des paroles :

Radet

Almanach des Muses 1805 (annonce de la reprise dans le volume de 1806).

La pièce de Radet est annoncée dans le Courrier des spectacles, n° 2497 du 9 nivôse an 12 [31 décembre 1803] sous le titre Une réunion de famille le jour de l’an. Un an après, le Courrier des spectacles, n° 2868 du 10 nivôse an 13, annonce la reprise de la Réunion de famille, ou le Jour de l’an

Le titre devient, dans l'Almanach des Muses La Réunion de Famille du jour de l'An.

Sur la page de titre de la brochure, à Paris, chez Léopold Collin, an XIII – 1805 :

La Réunion de famille, ou le Jour de l'An, comédie en un acte et en prose, mêlée de vaudevilles, par M. Radet. Représentée, pour la première fois à Paris, sur le théâtre du Vaudeville, le 31 janvier 1803, et reprise le 31 janvier 1804.

Courrier des spectacles, n° 2498 du 10 nivôse an 12 [1er janvier 1804], p. 2 :

[La pièce échappe à la malédiction qui condamne « les tableaux de famille » à être « froids et peu dramatiques ». Elle est au contraire pleine d’esprit, et elle donne une leçon salutaire à un époux volage. L’histoire est sans originalité : un mari qui dédaigne sa jeune épouse, fait des dettes, et constate que sa famille et sa femme paient ses dettes, ce qui le fait revenir au foyer. Le critique est sous le charme d’une pièce jolie et gracieuse « sur un sujet aussi rebattu que le jour de l’an ». L’auteur, « unanimement demandé », a été nommé.]

Théâtre du Vaudeville.

Premiers représentation d’Une Réunion de Famille le jour de l’an.

Les tableaux de famille sont pour l’ordinaire froids et peu dramatiques. Celui-ci rachète ces défauts par la fraîcheur des couplets, par l’esprit dans le dialogue,et sur-tout par la maniere adroite dont l’auteur fait donner une leçon à un jeune époux volage.

Charles de Lismore, après huit mois de mariage avec Isménie, s’éloigne de plus en plus de la société de son épouse et de ses païens réunis en famille. Cependant le jour du l’an est arrivé, et la bienséance exige qu’il présente ses hommages à son beau-pere et à sa grand-mere. La veille il a perdu en jouant au billard contre son ami Melville une somme de douze mille fr., et il ne sait comment l’acquitter. Isménie,sa mere et sa grand-mere, à la nouvelle de ce malheur, envoient chacune de. son côté, des effets à Melville pour la valeur de la somme gagnée, l’une en lui faisant parvenir un contrat, l’autre des billets de banque, et la troisième, Isménie, le produit de ses bijoux mis en gage. Charles apprenant de la bouche de Melville le triple envoi de la somme que celui-ci vient restituer, ne peut se résoudre si long-tems à causer des chagrins à des parens si dignes d’être aimés, et il est rendu à son épouse.

Il est difficile de faire quelque chose de plus joli et de plus gracieux sur un sujet aussi rebattu que le jour de l’an. Aussi cette bluette a-t-elle été parfaitement accueillie, et l’auteur unanimement demandé, on est venu nommer M. Radet.

Courrier des spectacles, n° 2870 du 12 nivôse an 13 [2 janvier 1805], p. 2 :

[Il ne manque rien pour faire de ce compte rendu une perfection, sauf que le critique oublie de nous dire que la pièce n’est pas nouvelle, et qu’elle est reprise de l’année précédente... On notera la place que prend la morale dans ce court compte rendu.]

Tous les Théâtres s’empressent de célébrer le premier jour de l’an ; car la force de nos habitudes, l’ascendant de nos vieilles institutions seront toujours du premier janvier, premier jour de l’année. Le Théâtre Français nous a donné Minuit ; le Théâtre Montansier a voulu rivaliser en nous donnant Pistache, et le Théâtre du Vaudeville a donné la Réunion de Famille. C’est vraiment l’époque des réunions de familles que celle du commencement de l’année. Comment se dispenser d’aller exprimer ses vœux à un père, à un frère, à un ancien ami ? C’est sous ce rapport que M. Radet a envisagé son sujet, et il l’a traité en homme d’esprit, selon sa coutume. Il suppose un jeune époux peu attaché à sa femme, à sa belle-mère, à sa belle-sœur, etc., mais forcé de les voir, parce que les visites du premier janvier suit regardées comme un devoir indispensable. Le jeune homme a perdu la veille une somme considérable au jeu, et tous ses parens se sont empressés de la payer pour lui ; cet acte de générosité le pénètre de reconnoissance, et il jure de rester éternellement attaché à une famille aussi obligeante. Voilà ce que produisent quelques usages que quelques esprits plus vains que réfléchis regardent avec dédain. C’est une espèce de Jubilé où il y a indulgence plénière pour les fautes, et ferveur nouvelle pour les bonnes œuvres. Ne détruisons point ces coutumes.

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