Une Matinée d’Autrefois, ou le Quiproquo

Une Matinée d’Autrefois, ou le Quiproquo, comédie-vaudeville, par MM. Merle et *** (Dumersan), 2 décembre 1811.

Théâtre des Variétés.

Titre :

Une Matinée d’Autrefois, ou le Quiproquo

Genre

comédie-vaudeville

Nombre d'actes :

1

Vers / prose ?

prose, avec coulets en evrs

Musique :

vaudevilles

Date de création :

2 décembre 1811

Théâtre :

Théâtre des Variétés

Auteur(s) des paroles :

Dumersan et Merle

Sur la page de titre de la brochure, à Paris, chez M.me Masson, 1811 :

Une Matinée d’autrefois, ou le Quiproquo, comédie en un acte mêlée de couplets, par MM. Du Mersan et Merle ; Représentée, pour la première fois à Paris, sur le théâtre des Variétés, le 2 décembre 1811.

Magasin encyclopédique, ou Journal des sciences, des lettres et des arts, 16e année, 1811, tome VI, p. 408-409 :

[Un vrai compliment pour cette pièce et ses auteurs : elle «  a le mérite d'être gaie sans trivialités ».]

THÉATRE DES VARIÉTÉS.

Une Matinée d'Autrefois, ou le Quiproquo, comédie-vaudeville en un acte.

A l'époque où M. de Sartines étoit lieutenant-général de police, il parut un pamphlet intitulé l’Abbé Coquet, Des personnages puissans s'y crurent. outragés, et, à leur sollicitation, le magistrat chargea un inspecteur de police de saisir l’Abbé Coquet, avec ordre, dès qu'il s'en seroit emparé, de le transporter à son hôtel. L'inspecteur prit le titre d'un livre pour un nom d'homme; et, après avoir longtemps couru pour remplir sa. mission, il s'avisa d'aller au bureau des voitures publiques. Le hasard voulut que celle de Grenoble amenât le même jour à Paris un bon ecclésiastique nommé Coquet. Il est arrêté, conduit à l'hôtel de M. de Sartines, qui étoit aiors à table. — Monseigneur, je tiens l'Abbé Coquet, vient lui dire à l'oreille l'inspecteur.— C'est bon. — Qu'ordonnez-vous qu'on en fasse ? — Qu'on le mette dans mon cabinet, je l'examinerai ce soir. L'ordre est ponctuellement exécuté, et le pauvre Abbé, tremblant de peur et mourant de faim, est enfermé dans le cabinet. La nuit vient, et le prisonnier ne voit arriver ni interrogateur ni souper. Un ordre imprévu avoit appelé M. de Sartines à Versailles. L'Abbé désolé, crie, frappe de toutes ses forces ; on vient, il s'explique, on rit du quiproquo, et on lui rend la liberté.

Cette anecdote a fourni l'idée de la pièce nouvelle : la scène se passe chez un Procureur chargé de trouver le pamphlet, où l'un de ses cliens est outragé. Ce Procureur jaloux, et qui ne laisse parler sa femme à personne, permet qu'on lui prête l'Abbé Coquet pour la distraire. Son petit Clerc, qui arrête un véritable Abbé, le conduit à Madame avec qui il déjeûne. Il préside ensuite à sa toilette. Quand le Procureur rentre, il est furieux, ej il est le seul qui ne rie pas du quiproquo.

Brunet en Abbé Coquet, Mademoiselle Pauline, qui est charmante sous le costume de 1770, ont assuré le succès de cette petite pièce qui d'ailleurs a le mérite d'être gaie sans trivialités. Elle est de MM. Merle et ***.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×