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Le Faux Martinguerre, ou la Famille d’Artigues

Le Faux Martinguerre, ou la Famille d’Artigues, mélodrame en trois actes, à grand spectacle, par Hubert [Laroche], musique de Piccini, ballets de Hullin, 23 août 1808.

Théâtre de la Gaieté.

Titre :

Faux Martinguerre (le), ou la Famille d’Artigues

Genre

mélodrame à grand spectacle

Nombre d'actes :

3

Vers / prose

prose

Musique :

oui

Date de création :

23 août 1808

Théâtre :

Théâtre de la Gaîté

Auteur(s) des paroles :

Hubert

Compositeur(s) :

Alexandre Piccini

Chorégraphe(s) :

Hullin

Sur la page de titre de la brochure, à Paris, chez Barba, 1808 :

Le Faux Martinguerre, ou la famille d’Artigues, mélodrame en trois actes, à grand spectacle, Tiré des Causes Célèbres ; Paroles de M. Hubert, Auteur de Ramire et de Clara. Musique de M. Alexandre Piccini, Attaché à la Musique particulière de l’Empereur. Ballets de M. Hullin. Représenté, pour la première fois à Paris, sur le théâtre de la Gaieté, le 23 août 1808.

Magasin encyclopédique, ou Journal des sciences, des lettres et des arts, 13e année, 1808, tome 5, p. 419

Théâtre de la Gaieté.

Le Faux Martinguerre, mélodrame en trois actes.

Les Causes Célèbres ont fourni le sujet de ce mélodrame assez intéressant de M. Hubert. Il a attiré beaucoup de monde ; quoique ce soit un ouvrage raisonnable et bien conduit, sans fracas ni féeries.

Mémorial dramatique, ou Almanach théâtral pour l’an 1809 (troisième année) (1809), p. 231-232 :

[De ce qui devait être un fait divers, raconté dans le recueil des Causes célèbres, Laroche a fait un véritable mélodrame, avec des rebondissements, l'opposition du bon et du méchant, l'enfermement dans un donjon, une évasion, un procès qui ne se dénoue que parce que le père du méchant apporte son témoignage décisif, et permet que tout s'arrange, comme tout doit s'arranger à la fin d'un mélodrame. Le jugement porté sur l'œuvre tient en deux courtes phrases : il y a dans la pièce « des situations intéressantes » (formule fort prudente), et le rôle du « méchant » est « bien tracé » et est bien joué.]

LE FAUX MARTINGUERRE, ou LA FAMILLE D'ARTIGUE, mélodrame en trois actes, de M. Hubert, musique de M. Alex. Piccini, ballets de M. Hullin. · (23 août).

Le comte de Martinguerre a été fiancé à mademoiselle de Montval ; immédiatement après cette cérémonie, il s'est vu forcé de s'expatrier et de passer aux Colonies ; mais l'image de sa chère accordée le suit dans son exil, il ne soupire que pour elle, il n'aspire qu'au jour où il aura le bonheur de la revoir : il s'embarque et repasse en France ; mais le sort lui est contraire : des pirates attaquent son vaisseau, et l'infortuné comte est englouti dans les flots.

Il avait avec lui un jeune homme, fils d'un de ses fermiers nommé Duthil : ce jeune homme, qui lui servait de secrétaire, connaissait tous ses secrets, était en possession de tous ses papiers, et avait avec son maître une ressemblance frappante ; sauvé comme par miracle au péril qui a accablé le comte, il conçoit le projet de se présenter à sa place au château de Montval ; sa ruse lui est favorable, il est reçu avec tous les transports de la joie la plus vive, tout le monde le prend pour le comte, et encore quelques instans et il sera l'époux de mademoiselle de Montval.

Les choses sont en cet état, lorsque le comte échappé aux vents et aux flots déchainés contre lui, arrive au château. Il se présente sous les habits d'un pauvre voyageur ; il n'ignore pas qu'un jugement redoutable pèse sur sa tête , mais il méprise le danger, et veut démasquer le traître qui prétend lui enlever le cœur de mademoiselle de Montval. Son rival ne se déconcerte pas facilement, il fait passer le comte pour un imposteur, et parvient à le faire enfermer dans le donjon du château : le succès de sa perfidie paraît assuré ; mais tout-à-coup son père arrive et le reconnaît : ce vertueux vieillard est révolté de la fourberie de son fils : il lui reproche son ingratitude, sa fausseté, cherche à faire naître des remords dans son cœur, mais le voyant inébranlable, il lui donne sa malédiction. A ce dernier trait, le fourbe est ému, tombe aux pieds de son père, lui avoue son crime, mais persiste dans sa résolution aux yeux des autres personnages du château. Pendant ce temps, le prisonnier s'évade du donjon, vient de nouveau soutenir ses droits : les juges se saisissent de cette cause ; mais Duthil, par son audace, les intimide au point qu'ils ne savent que prononcer : la situation devient embarrassante ; mais Duthil père, qui a appris la résistance que son fils oppose, vient lui-même prendre des conclusions contre lui, et faire part de l'aveu que son fils lui a fait dans la scène précédente. Le véritable comte est reconnu, et le faux Martinguerre va expier son imposture.

Cet ouvrage a le mérite d'offrir des scènes interessantes. Le rôle de Dutliil est bien tracé et joué fort agréablement par Tautin.

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