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Robert le bossu

Robert le bossu, vaudeville en un acte, de madame Montanclos, 12 Pluviôse an 7 [31 janvier 1799].

Théâtre Montansier Variétés

Almanach des Muses 1800

Sur la page de titre de la brochure, Paris, Barba, an X (1802) :

Robert le bossu, ou les Trois sœurs, vaudeville en un acte, Par Madame Montenclos ; Représenté sur le théâtre Montansier-Variétés, le 22 pluviose, an 7.

La pièce a connu en l'an 8 une suite, Les Trois sœurs en leur ménage, ou la Suite de Robert le Bossu.

Courrier des spectacles, n° 710 du 13 pluviôse an 7 [1er février 1799], p. 2 :

[« Succès brillant et mérité » pour le vaudeville nouveau. C’est l’histoire d’un brave bossu, dont toutes se moquent tant qu’elles le croient pauvre, sauf la douce Germaine qui l’aime sincèrement, mais que toutes courtisent quand elles savent qu'il a un joli capital. Mais c’est Germaine qu’il épouse, tout en dotant ses deux sœurs pour « rendre la joie parfaite ». Quelle pièce ! « des couplets pleins d’esprit, respirant une morale douce et agréable », voilà de quoi faire une belle production visible par toutes, et dont on ne s’étonne pas qu’elle soit l'œuvre d’une femme « connue avantageusement dans la littérature ».]

Théâtre Montansier.

Un succès brillant et mérité a couronné hier le vaudeville donné pour la première fois à ce théâtre, sous le titre de Robert le bossu, ou les trois sœurs.

Robert, disgracié de la nature, a reçu une bonne éducation à laquelle il joint beaucoup de jugement et de sensibilité, et a touché le cœur de Germaine, jeune paysanne, sœur de Louise et de Charlotte. Ces dernières, fières d’avoir pour amant, l’une le laboureur Lucas, l’autre Bastien jardinier-fleuriste, tournent sans cesse Robert en ridicule. Celui-ci, que l’on croit pauvre, et qui a réellement une somme d’argent en dépôt chez un paysan de ses amis, cherche à se venger de leurs railleries : il découvre adroitement à Bastien et à Lucas quoi est possesseur d’une fortune de 20,000 f. Louise et Charlotte qui l’entendent faire cette confidence, se dégoûtent de leurs amans et prétendent toutes deux à la main de celui dont elles se sont mocquées avec amertume. C’est où les attend Robert : secondées par Berthe leur mère, qui veux [sic] les marier comme les deux ainées, elles flattent et caressent le rusé Robert

C’est en vain que Lucas et Bastien reclament la foi promise, Louise et Charlotte les repoussent et ne veulent que Robert avec ses vingt mille francs. Elles le pressent de prononcer ; Germaine est dans la douleur, on ne pense pas à elle, la mère la croit trop jeune ; mais quelle est la surprise et de la mère et des filles, lorsque Robert déclare que c’est à Germaine qu’il donne et sa main et son cœur. Berthe est obligée d’y consentir, et Robert afin de rendre la joie parfaite, donne à chacune de ses belles-sœurs une dot de 1200 f., pour épouser leurs amans.

Des couplets pleins d’esprit, respirant une morale douce et agréable, et dont quelques-uns ont été redemandés, ajoutent au mérite de cette jolie production, dont l’auteur a été demandé au milieu des plus vifs applaudissemens, on est venu nommer la cit. Montenclos, connue avantageusement dans la littérature.

D'après la base César, la pièce a été jouée 50 fois au Théâtre Montansier, au cours de la seule année 1799, entre le 31 janvier et le 4 novembre, et elle a continué d'être jouée ensuite.

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