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Zozo, ou le Mal-avisé

Zozo, ou le Mal-avisé, comédie en un acte, de Guilbert de Pixerécourt, 25 vendémiaire an 8 [17 octobre 1799].

Théâtre Montansier-Variétés

Titre :

Zozo ou le mal avisé

Genre

comédie

Nombre d'actes :

1

Vers / prose

prose

Musique :

non

Date de création :

25 vendémiaire an 8 (17 octobre 1799)

Théâtre :

Théâtre Montansier

Auteur(s) des paroles :

Guilbert de Pixerécourt

Almanach des Muses 1801

Sur la page de titre de la brochure, Paris, chez Barba, an viii :

Zozo, ou le mal-avisé, comédie en un acte et en prose ; Par R. C. Guilbert-Pixerécourt. Représentée pour la première fois sur le théâtre Montansier-Variétés, le 25 vendémiaire an 8.

Courrier des spectacles, n° 969 du 26 vendémiaire an 8 [18 octobre 1799], p. 2 :

[Succès limité pour la pièce nouvelle, apparemment faite pour Brunet, l’acteur vedette du Théâtre Montansier, mais dont le rôle principal « n’est pas neuf, même sur ce théâtre » où on a représenté un an auparavant les Brouilleries : les deux pièces reposent sur le même genre de « valet mal-avisé », jaloux d’un autre valet, assoiffé d’argent, bavard, mais maladroit. Elles ne diffèrent que sur des points particuliers. L’intrigue résumée assez vite tourne autour des maladresses d’un valet qui manque de aire échouer le mariage de son maître, et qui ne se sauve qu’en avouant son étourderie. L’auteur a été demandé, mais sans enthousiasme.]

Théâtre Montansier.

La première représentation de Zozo, ou le Mal-avisé, pièce en un acte et en prose, donnée hier pour la première fois à ce théâtre, y a obtenu quelque succès. Le rôle principal paroît avoir été fait pour le citoyen Brunet, et cependant il n’est pas neuf, même sur ce théâtre. En effet, l’année dernière on y représentait un opéra intitulé: les Brouilleries, dans lequel un rôle de valet mal-avisé étoit parfaitement semblable à celui de Zozo. Même jalousie contre un valet plus habile, même désir de s’enrichir, même empressement à jaser, même facilité à se tromper. Quoiqu’il [sic] en soit de la ressemblance des deux rôles qui amènent les mêmes incidents, le fond des deux pièces n’est pas tout-à-fait le même.

Zozo, pauvre paysan, est au service d’un seigneur Florentin nomme Florestan, avec qui il se promet de s’enrichir : mais ce seigneur se laisse conduire par Gusmen, valet adroit et intelligent, qui reçoit sans cesse des présens du maître, tandis que Zozo en est maltraité à chaque instant. Une bourse est le prix d’une commission que vient de faire Gusman. Zozo, qui sait qu’on attend une lettre de Clémentine, amante de Florestan, cherche à avoir cette lettre, afin que le port lui en soit payé aussi gratieusement [sic] : mais quelques paroles inconsidérées qui lui échappent font croire à Clémentine que son amant est infidèle, et elle lui remet une lettre peu flatteuse pour son maitre.

Celui-ci au désespoir chasse Zozo, qui bientôt revient et entend une conversation au désavantage de son maitre : il croit ne pouvoir mieux le servir qu’en répétant ce discours ; mais à qui le répète-t-il ? au père même de Clémentine qu’il prend pour un autre, et qui se fâche contre son gendre futur, et renonce à tout engagement avec lui. Enfin le mariage va être rompu, lorsque Zozo vient avouer son étourderie et demande grâce à Florestan ; mais celui-ci ne veut plus le garder, et il passe au service du père de Clémentine.

L’auteur a été demandé foiblement ; c’est le cit. Guilbert-Pixérecourt.

G.          

La Biographie universelle, ancienne et moderne de Michaud, Volume 77, supplément (Paris 1845), p. 296-297, retrace l’histoire compliquée de cette pièce (elle porte le numéro 26 dans cette liste des oeuvres théâtrales de Pixerécourt) :

Zozo, ou le Mal Avisé, comédie en un acte et en prose, jouée au théâtre Montansier, le 17 octobre 1799 ; fut ensuite mise en opéra-comique, avec la musique de Dalayrac, et reçue au théâtre Feydeau, le 5 janvier 1800, puis remise en comédie et jouée sur le théâtre de la Porte-Saint-Martin, le 3 mars 1800, sous le titre des Deux Valets. Elle a été imprimée séparément sous ces deux titres chez Barba.

D’après le tableau de ses œuvres qu’on trouve en tête de son Théâtre choisi (Paris, Tresse), volume 1, Pixerécourt indique que Zozo, ou le mal avisé (qui porte le n° 26) a eu 27 représentations au Théâtre Montansier, tandis que les Deux valets a été « mis en opéra comique de Daleyrac, puis remis en comédie », a été reçu « au Théâtre Feydeau comme opéra comique le 5 janvier 1800, joué au Théâtre de la Porte Saint-Martin, imprimée chez Barba » a connu 87 représentations à Paris et 58 en province.

D’après la base César, Zozo a été jouée au Théâtre de Montansier à partir du 17 octobre 1799 et a connu 8 représentations avant la fin de l’année.

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