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Gilles tout seul Bizet, Simonot, 1799)

Gilles tout seul : vaudeville en un acte, de Bizet et Simonot, 22 Ventôse an 7 [12 mars 1799].

Théâtre d'Émulation / Théâtre de la Gaîté.

A ne pas confondre avec le moins connu Gilles tout seul de Gardy (1798).

Almanach des Muses 1800

Sur la page de titre de la brochure, Paris, chez Barba, an 7 :

Gilles tout seul, vaudeville en un acte ; Par les citoyens Bizet et Simonot. Représenté à Paris, sur le théâtre de la Cité-Variétés, le premier Ventôse an 7.

Courrier des spectacles, n° 750 du 23 ventôse an 7 [13 mars 1799], p. 2 :

[La mode des pièces à un seul acteur bat son plein, et le critique n’est pas enthousiaste devant ce type de spectacles. Il résume une intrigue bien pauvre, bien invraisemblable (encore un nouveau moyen pour qu’Arlequin souffle Colombine à ce pauvre Gilles qui n’a vraiment pas de chance) avant de dire que la pièce ne vaut pas grand chose : incorrections, faiblesse des couplets, auteur pas demandé. Heureusement que la brochure nous renseigne !]

Théâtre de la Gaîté.

Encore un Gilles tout seul ! quelle manie ! Arlequin tout seul, Gilles tout seul, Jocrisse presque seul. Hier, encore hier, on a donné à ce théâtre un Gilles tout seul.

Cassandre croit aux revenans. Il engage Gilles, son gendre prétendu à pénétrer dans un appartement séparé, qu’il croit occupé par des lutins. Gilles, en y allant, est saisi par des diables. Tremblant, il ne sait comment raconter à Cassandre son aventure. Il l’apperçoit par une fenêtre : il voit que les diables s’emparent aussi de son beau-père. Une main qui sort de terre lui présente une lettre : Gilles la lit ; c’est un ordre de signer le contrat de mariage d’Arlequin avec Colombine, sous peine d’être étranglé. A peine Gilles a-t-il satisfait à ce qu’on lui demande, qu’une seconde lettre l’instruit de la supercherie d’Arlequin qui, secondé par quelques amis, lui a causé cette frayeur, et a obtenu par-là la main de Colombine.

Ce vaudeville est foible et offre plusieurs incorrections, et peu de couplets passables. L’auteur n'a pas été demandé.

Brazier, Chroniques des petits théâtres de Paris, Volume 1p. 104-105 :

[Pièce qui est un des exemples d'un genre de pièce à un seul personnage fort à la mode.]

L’acteur Joly, que nous avons vu aux théâtres des Variétés et au Vaudeville, débuta aux Délassemens dans un monologue intitulé : L’Ivrogne tout seul, que j’avais fait exprès pour lui. M. Dupaty, ayant donné à la rue de Chartres, Arlequin tout seul, petit cadre destiné à faire briller le talent de Laporte, tous les moutons de Panurge, je veux dire tous les vaudevilistes, sautèrent le fossé ; on vit alors surgir, sur tous les théâtres de la capitale des monologues en couplets : Cassandre tout seul, Gilles tout seul, Scapin tout seul, Crispin tout seul, Figaro tout seul, Chérubin tout seul, Colombine toute seule, Lisette toute seule, Fanchon toute seule, le Soldat tout seul, l’Auteur tout seul, enfin jusqu’à l’Acteur tout seul !... qui jouait souvent son rôle tout seul dans la salle.

Dans la base César : 18 représentations, du 12 février au 23 août 1799, 8 fois au Palais des Variétés, 10 fois au Théâtre des Victoires.

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